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TERRITOIRES

Mobiliser de vrais moyens pour lutter contre la toxicomanie

LA RÉDACTION, LE 17 SEPTEMBRE 2008
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La lutte contre « les premières consommations » est devenue l'une des priorités du récent plan gouvernemental de lutte contre les drogues et les toxicomanies 2008-2011. Cette inflexion de la politique de prévention vers les « primo-consommateurs » démontre la nécessité d'agir encore le plus en amont possible du phénomène. Ainsi, au niveau européen, la création d'un Observatoire de la méditerranée permettra de renforcer la collaboration avec les pays méditerranéens dans les domaines de la recherche, la prévention et la prise en charge thérapeutique. Voilà - entre autres - pour l'international... Vers une prévention globale et ambitieuse Toujours dans le domaine de la prévention, mais au plan national cette fois, le renforcement des capacités d'hébergement et l'accueil en consultations des jeunes consommateurs, sont plus que jamais des priorités. Parallèlement à ces actions concrètes sur le terrain, des études nouvelles sont prévues, toujours dans une optique de détection précoce, afin par exemple, de repérer et identifier les liens éventuels entre consommation de drogue et parcours scolaires ou entre les violences et l'usage des drogues... Voilà une bonne chose... Enfin, si l'on a compris aujourd'hui que la lutte contre la toxicomanie passe par une politique de prévention globale et ambitieuse (budget prévu pour le plan gouvernemental : environ 88 millions d'euros) il n'en reste pas moins indispensable de poursuivre sans complexe l'action répressive contre toutes les formes de trafics et tous les crimes ou délits susceptibles de les faciliter. Au niveau international l'action des services répressifs et la collaboration des services opérationnels se renforcent et l'on s'intéresse par exemple désormais aux détournements des précurseurs chimiques utilisés par les organisations criminelles dans la fabrication de certaines drogues. Cette lutte contre les trafiquants internationaux évolue elle aussi pour s'attaquer le plus souvent possible aux avoirs criminels, en particuliers lorsqu'ils se trouvent à l'étranger, au travers notamment d'accords bilatéraux ou par la mise en place de structures permettant de gérer les biens saisis. Même si la lutte contre le trafic de drogue en Europe revient à écoper à la petite cuillère un bateau qui prend l'eau de toutes parts, les services spécialisés dans la lutte contre le trafic des stupéfiants continuent inlassablement à traquer, identifier et arrêter les membres de ces réseaux qui prennent de plus en plus souvent l'allure de véritables entreprises internationales du crime. Aller plus loin que la « coopération occasionnelle » Ces dernières années, le législateur est venu apporter un renfort à l'action de la police et de la gendarmerie, avec la création de textes de lois destinés à la rémunération des indicateurs, ou en facilitant les opérations de surveillance et d'infiltration. Mais la lutte contre les trafiquants ne peut pas être gagnée que par l'action de quelques services spécialisés, et c'est l'ensemble des forces de sécurité intérieure qui doivent s'y investir. A la sécurité publique de signaler telle ou telle information suspectant un trafic dans une barre d'immeuble, aux renseignements généraux de rapporter les informations relatives aux réseaux financiers souterrains que leurs investigations permettent parfois de mettre à jour et pourquoi pas, à la police municipale de collecter et faire remonter les informations pouvant aider leurs collègues de la police nationale lors des enquêtes judiciaires. On l'aura compris, il s'agit d'un effort commun qui ne doit pas se limiter à une simple coopération occasionnelle, mais qui doit devenir, à l'image de ce qui se passe entre les douanes et la police nationales, réellement institutionnelle. Au Maire et au chef de la police municipale de veiller à ce que la vigilance des effectifs municipaux soit, sur ce sujet, maintenue à son maximum... Cet effort passe donc aussi par la formation de tous ceux et celles qui concourent à la sécurité de notre territoire. Et l'on a malheureusement encore bien trop souvent tendance à considérer comme secondaires ou sans intérêt, les stages et formations dont pourraient bénéficier les agents impliqués sur le terrain.


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