Journal des Communes : Pour leur dixième anniversaire, les Assises nationales de l'énergie et du climat des collectivités territoriales changent de nom pour l'occasion. Quels seront les points forts de cette édition ?
Didier Migaud : La particularité de ces 10es Assises est la présence d'une grande diversité au niveau des participants. Notamment avec la table ronde politique sur le thème « La Loi de transition environnementale (Grenelle 2) permet-elle le changement d'échelle », qui accueillera côte à côte les représentants de l'Ademe et des principales associations des collectivités territoriales. Après l'adoption du projet de loi Grenelle 1, il n'est pas question de relâcher les efforts. L'accent sera donc mis sur les opportunités pour les territoires de mettre en place une politique respectueuse de notre environnement. Lorsque nous élus, étudions la faisabilité financière d'un projet au niveau de notre territoire, nous devons désormais systématiquement nous interroger sur son impact environnemental.
JDC : En 2008, les Assises invitaient pour la première fois des acteurs locaux non-européens à venir témoigner. Prévoyez-vous de renouveler l'expérience ?
D.M. : À chaque nouvelle édition, nous nous efforçons avec Dunkerque de renouveler les formules. Cette année, l'accent sera mis sur la problématique des territoires, notamment en zone de montagne. En plus des témoignages locaux, des représentants de collectivités suisses seront également présents pour nous faire part de leurs expériences. C'est une des grandes richesses de notre partenariat avec Dunkerque : nous représentons des régions très différentes ce qui permet de traiter des problématiques variées.
JDC : Il y a plus de trois ans, la Métro a mis en place son Plan Climat. En quoi cet outil vous aide-t-il à répondre aux enjeux énergétiques et climatiques ?
D.M. : Depuis sa signature en mai 2005, nous enregistrons avec satisfaction une forte augmentation du nombre de partenaires, passant de 44 en 2005 à 67 en ce début d'année. Parmi eux, six nouveaux signataires vont nous rejoindre au moment des Assises dont la Chambre des métiers, la Chambre du commerce et des entreprises. Au niveau de la Métro, seule une commune sur les 26 n'a pas souhaité intégré notre plan climat.
Une des grandes forces de notre organisation est la mise en place d'indicateurs qui permettent de suivre les avancées du plan climat en terme de résultats obtenus par rapport aux dépenses engagées. Ces indicateurs sont définis en interne par un groupe de travail dédié. Concernant la faisabilité financière des projets, la taille des communes participantes importe peu. Ce qui compte avant tout est le volontarisme des élus et des participants.