« La commission Balladur avait pour tâche d'en terminer avec le mille-feuille administratif français hérité de notre histoire, produit d'une décentralisation tardive et révélateur des avantages acquis des territoires les plus favorisés. L'ambition était noble. Elle supposait de se dégager des contingences électorales, d'éviter les simplifications technocratiques et d'en terminer vraiment avec le centralisme politique. (...) On ne voulait plus du mille-feuille, on nous fait un pudding : un mélange compact, indigeste et pour tout dire immangeable. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut renoncer à la pâtisserie démocratique, à condition de faire léger, clair et simple. »