Le Scot de l'agglomération lyonnaise, qui remplacera à la fin de l'année l'actuel schéma directeur, dessine le territoire de 72 communes à l'horizon 2030. « Porteur d'une évolution significative, notamment en matière environnementale, ce document vise la préservation d'un équilibre 50/50 entre les terrains urbanisés et les espaces naturels et agricoles, qui composent la trame verte de cette agglomération de 80 000 ha », indique André Chassin, directeur du Syndicat mixte d'études et de programmation de l'agglomération lyonnaise ( Sepal). Au-delà des recommandations faites aux communes pour conserver dans leur PLU les grands espaces et les grandes liaisons entre ceux-ci, le Scot se fait directif en identifiant « quinze coupures vertes à préserver ». « Il s'agit de zones particulièrement fragiles, souvent des lanières de moins 100 mètres de large, qui pourraient bien disparaître d'ici à cinq ans si on laissait les PLU les grignoter », explique le directeur du Sepal. Pour ces boisements, champs, prairies et autres espaces de loisirs, le Scot précise, à l'échelle de la parcelle, les limites entre territoire urbain et armature verte, comme l'y autorise l'article R122-3 du code de l'urbanisme. « Nous avons rencontré les maires concernés, poursuit André Chassin. Ils sont en majorité d'accord avec ces choix. Mais trois mandats municipaux vont se succéder au cours des vingt prochaines années... » Dès le Scot approuvé, en octobre ou novembre prochain, les collectivités devront revoir leur PLU pour le mettre en application, avec l'aide du Sepal.