Lancées en octobre dernier par Michel Mercier, ministre de l'Espace rural, les Assises des territoires ruraux ont associé les collectivités territoriales, les ministères concernés, mais aussi les grands opérateurs publics, les représentants des filières ou des professions et les chambres consulaires. Selon Nicolas Sarkozy, ces Assises ont fait apparaître que l'infrastructure la plus vitale réclamée par les acteurs locaux était l'accès à l'Internet haut-débit. Deux milliards d'euros sont prévus dans le Grand emprunt pour financer son déploiement, dont la moitié pour les territoires les moins denses avec, pour objectif, un accès pour 100 % des foyers français à l'horizon 2025.
Pour répondre aux besoins d'accès à la santé, le chef de l'État a indiqué de 400 bourses universitaires seraient réservées dès la rentrée prochaine à des étudiants en médecine qui s'engageraient à exercer pendant au moins dix ans dans les territoires à faible densité médicale. Un dispositif qui devrait être reconduit chaque année pour disposer à terme de 4 000 médecins dans ces zones.
Concernant les transports, Nicolas Sarkozy souhaite que « l'effort accordé au développement des lignes à grande vitesse ne se fasse pas au détriment des lignes Corail dont les territoires ont besoin. » D'ailleurs, afin que l'avenir économique de ces lignes soit assuré, il a chargé Dominique Bussereau, ministre des Transports, de « trouver une solution pérenne pour assurer l'équilibre économique » d'ici au moins de juin.
Enfin, abordant la question des entreprises dans le monde rural, il a demandé à Oséo, banque publique de financement des PME, de débloquer une enveloppe de 100 millions d'euros pour « les entreprises de la ruralité » et à Hervé Novelli, secrétaire d'État chargé du commerce et des PME de se pencher sur la question de la transmission d'entreprises en zone de revitalisation rurale.