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Cloud computing : des services à la carte

LA RÉDACTION, LE 9 MAI 2011
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Ils surfent, ils « bloguent », ils « tweetent », ils informent via le mur de leur page Facebook... En quelques petites années, les élus sont devenus de grands utilisateurs d'Internet et de tous les services que cet énorme réseau met à leur disposition. D'ailleurs, il suffit de visiter le site « Paroles d'élus » (www.parolesdelus.com) conçu par les associations d'élus et France Télécom, pour prendre toute la dimension de ce phénomène. Prolongement interactif de l'édition « papier », point de rencontres et d'échanges permanent, tout au long de l'année, des élus locaux, de leurs collaborateurs, des cadres et agents territoriaux, mais aussi des citoyens, ce portail leur permet de partager plus largement leurs expériences ou réflexions, autour d'une plate-forme consacrée aux TIC au service des territoires. Et n'allez pas croire que les élus des communes rurales soient en reste car, bien souvent, et parce qu'il leur faut trouver des solutions très pratiques à moindre frais pour résoudre certaines problématiques (santé, développement économique, culture, éducation...), ils sont à l'origine de nouveaux services via le Net. Une évolution, pas une révolution Désormais, c'est un autre mot, toujours lié au Net, qui est entré dans leur vocabulaire : le cloud computing. Un terme que certains traduisent par « informatique dans les nuages », « infonuagique »... et qui ne dit pas grand-chose en vérité ! Lors de leurs Assises, les ingénieurs et techniciens territoriaux aborderont cette thématique lors d'un atelier intitulé : « Très Haut Débit et Cloud Computing : un nuage de services pour les collectivités ». La meilleure traduction qui soit en vérité ! Cependant, pour les profanes de la chose, le cloud computing méritait bien des explications, c'est la raison pour laquelle nous nous sommes tournés vers deux experts chez France Télécom-Orange, Daniel Chiossi, directeur marketing « Cloud computing » et Anita Iriart-Sorhondo, directrice marketing « nouveaux usages et services innovants pour les collectivités locales ». « Le cloud computing, ce n'est pas une révolution, c'est une évolution », précise d'entrée Daniel Chiossi. Une évolution qui a fait des utilisateurs du Net que nous sommes des « Monsieur Jourdain » du cloud. « Amazon, Google Engine, les services de messagerie Hotmail, Gmail... tous ces services reposent sur l'utilisation du cloud. En fait, le principe du cloud computing est simple, il s'agit de mettre à disposition de l'utilisateur des services à la demande, des ressources informatiques adaptées à ses besoins via un portail Internet. Toutes ces ressources auxquelles il a accès sont, elles, « stockées » dans un data center (centre de traitement des données NDLR), ce qui présente de nombreux avantages, notamment pour les collectivités. En quelque sorte, on externalise, via le cloud, la capacité de traitement et l'espace de stockage. Mais ce sont les utilisateurs qui gardent la main puisqu'ils font eux-mêmes leur choix parmi les ressources qui leur sont proposées et elles sont dimensionnées à leurs besoins propres. Ainsi, pour une commune, il n'est plus nécessaire de faire l'acquisition d'un logiciel lourd et souvent très onéreux. Grâce au cloud, elle pourra utiliser une application qui lui est parfaitement adaptée ce qui, économiquement, est forcément intéressant. D'autre part, tous les services qu'elle utilisera seront facturés sur la base de la consommation, ce qui est aussi intéressant en termes de coût. Le budget est ajusté aux services et ressources réellement consommés, On peut donc parler d'informatique à la demande. » En externalisant sur ce réseau tout ou partie des activités informatiques vers des prestataires spécialisés accessible via le réseau Internet ou Intranet (réseau privé d'entreprise), l'ordinateur personnel de l'élu ou de ses agents s'allège et devient, pour ainsi dire, un simple terminal. Ainsi, lorsque l'utilisateur souhaite travailler sur un texte, le logiciel qui s'active n'est pas installé dans son ordinateur, mais sur un serveur installé quelque part dans ce fameux nuage ! Cette approche permet donc de déporter en ligne tout ou partie des activités quotidiennes, de la bureautique à la gestion d'albums photos, la connexion permanente, forfaitaire et à haut débit offrant un confort d'utilisation, mais aussi une stabilité budgétaire. Des économies et la sécurité en plus A l'heure où l'on demande aux collectivités de faire toujours plus avec moins, économiquement parlant, le cloud apparaît effectivement comme une solution particulièrement intéressante. « Une collectivité, quelle que soit sa taille peut, grâce au cloud, mettre en route un nouveau service sans que cela pèse sur ses contraintes budgétaires », explique Anita Iriart-Sorhondo. « Le cloud permet en effet d'éviter les investissements lourds, que ce soit en termes financiers ou matériels. C'est donc une perspective d'économies évidentes pour une collectivité et, par ailleurs, celle pour les petites communes d'avoir accès à des ressources aussi « puissantes » que les grandes. Nous avons d'ailleurs un très bon exemple de mise en pratique du cloud computing avec la région Ile-de-France, le projet « Ile-de-France : Région sans film ». Ce partenariat public-privé est une parfaite démonstration de ce que permet l'utilisation du cloud computing. » (voir encadré) Mais si les arguments économiques intéressent les élus, un autre sujet les préoccupe peut-être davantage encore, celui de la sécurisation des données. Où se trouvent les ressources informatiques ? Où est situé ce fameux nuage ? Comment être sûr que les données sont protégées que ce soit en termes d'accès ou de sauvegarde ? « Contrairement à ce que l'on pourrait imaginer, la sécurité est meilleure via le cloud. Tout d'abord, les data center (situés en France pour France Télécom-Orange - NDLR) bénéficient de systèmes de secours et de sauvegarde qui permettent une répartition des risques. ce qui implique que l'utilisateur a toujours accès à ses applications et à ses données, grâce à un environnement bien mieux maitrisé que dans un centre de données d'entreprise ! En ce qui concerne la confidentialité, nous sommes soumis à des normes drastiques, pas question, et j'ai même envie de dire, impossible de transiger avec cette donnée essentielle, particulièrement pour les collectivités. » Faire plus avec moins Depuis plusieurs années, les élus et les responsables informatiques des établissements publics et des collectivités locales examinent attentivement l'accès aux progiciels délivrés en mode « cloud ». Le secteur public est en effet très sensible aux arguments du cloud comme la rapidité de déploiement ou la fourniture de services clé en main comprenant la gestion des infrastructures, l'exploitation informatique, la maintenance des logiciels ou encore les mises à jour réglementaires. Grâce au cloud, les établissements publics se déchargent des contraintes informatiques pour un budget totalement maitrisé, sans coût caché. Souvent démunis de service informatique, elles accèdent ainsi facilement à un service de qualité qu'il leur aurait été difficile ou coûteux de mettre en place avec une solution installée dans leurs locaux et maintenue par leurs équipes. Le cloud apparaît donc particulièrement bien adapté aux petites structures qui pourront rapidement accéder à une informatique de pointe pour un coût raisonnable sans investissement initial. Un argument qui pèse lourd, à une époque où les collectivités ont été amenées, notamment avec la crise, à revoir au plus près leurs budgets de fonctionnement et où l'accès au crédit peut être aléatoire. La réforme des collectivités territoriales, en cours de déploiement, et qui redessine le maillage de la gouvernance locale devrait accélérer l'enjeu de mutualisation pour le secteur Public, et renforcer davantage la valeur ajoutée du cloud computing. Même si la structure et l'organisation des communautés de communes changent (mouvements géographiques, nouveaux agents, modification de gouvernance etc.), l'éditeur se chargera des adaptations nécessaires et le service restera disponible.


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