Relief et climat méditerranéen avec fortes pluies exposent la région Paca à de nombreux aléas : inondations, crues torrentielles, mouvements de terrains, avalanches, feux de forêts... Les 963 communes sont ainsi soumises à au moins un de ces aléas et une centaine d'entre elles, en montagne, aux quatre. L'épisode dramatique de Draguignan, en 2010, a incité les services de l'État à accélérer la mise en place d'outils de prévision et donc d'alerte. Le réseau pilote Rhytmme (Risques hydrométéorologiques en territoires de montagnes et méditerranéens), mis en place par Météo France et le Cemagref, en fait partie. Il sera constitué d'ici à 2013 de trois radars « Doppler bipolarisés en bande X », dont le premier vient d'être installé sur la montagne Maurel, à la Mure-Argens (04). Ils viendront compléter trois radars déjà implantés en plaine (Nîmes, Colobrières et Bollène). Le réseau intègrera également un radar du CNRS, basé dans l'arrière-pays niçois. « Ces petits radars, moins onéreux, prendront le relais au coeur des Alpes, où le relief fait écran », explique Samuel Westrelin, chef du projet chez Météo France. Les données alimenteront le modèle Aiga (Adaptation d'information géographique pour l'alerte en crue) pour proposer aux collectivités un service d'alertes. Plusieurs modèles sont en cours de développement, comme le croisement des données pluviométriques avec la géomorphologie du sol ou encore avec une carte de susceptibilité torrentielle des terrains. Dès l'automne, une vingtaine d'utilisateurs tests commenceront à éprouver ces services. Rhytmme, qui coûtera 10,5 millions d'euros financés par la Région Paca, l'Union européenne et le ministère de l'Écologie, a vocation à être dupliqué.