Dans le contexte actuel de perpétuation des violences faites aux femmes, et de diffusion d'un discours de tolérance et de minimisation du problème, ECVF réaffirme la nécessité d'une réelle volonté politique, et de la responsabilisation individuelle et collective des responsables politiques face à cette question grave. L'appel « Toujours concerné/es ! » a recueilli comme premières signatures celles de 300 élues et élus de tout niveau territorial, dont une quarantaine de parlementaires qui, au-delà des familles politiques, réitèrent leur engagement à faire de la lutte contre toutes les formes de violences faites aux femmes une priorité. Il y a 10 ans, la publication des résultats de la première Enquête nationale sur les violences envers les femmes en France (ENVEFF) mettait en lumière l'ampleur du problème. En nommant et comptant les violences faites aux femmes, une prise de conscience s'est opérée sur la nature éminemment politique et sociétale du phénomène, et la nécessité de mettre en place des politiques pour lutter contre. Il y a huit ans, l'association des « Élu/es contre les violences faites aux femmes » etait fondée autour de l'idée que, « pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles - expression paroxystique de l'ordre social sexué et de la domination masculine -, les élu/es de tout niveau territorial et de toute appartenance politique devaient se rassembler pour sensibiliser à cette cause, et mettre en place des actions politiques concrètes. »