Après deux ans de travaux de restauration, le fort de Téremba ressemble aujourd'hui à ce qu'il était à l'origine en 1871. Son inauguration officielle a permis de mettre en lumière ce site historique chargé de sens pour les Calédoniens. Un héritage que la province Sud a voulu préserver à tout prix en mémoire de l'histoire calédonienne. Depuis trente ans les bénévoles de l'association Marguerite portent l'ambitieux projet de sauvegarder et de valoriser les vestiges du pénitencier de Téremba. Grâce au soutien des collectivités, ce projet a pu voir le jour. Depuis 2009, l'ensemble des bâtiments du fort a été restauré et remis aux normes dans l'objectif de faire du fort un centre d'interprétation du patrimoine militaire et pénitentiaire. Cette opération a été conduite par la direction de l'Économie, de la formation et de l'emploi (DEFE), la direction de la Culture, en partenariat avec l'État, l'établissement territorial de formation professionnelle pour adulte (ETFPA), la Mission insertion des jeunes (MIJ) et l'association Marguerite. L'ensemble des travaux réalisés a coûté 105 901 541 F dont 38,70 MF pour l'État et 67 21 541 F pour la province Sud (l'unité monétaire en Nouvelle-Calédonie est le franc pacifique (FCFP) lié à l'euro : 100 CFP = 0,84 euros). Avec 5 000 visiteurs par an, le fort s'impose comme le site historique de brousse le plus fréquenté du pays. Depuis 1987, son spectacle « son et lumière » est l'événement phare du calendrier culturel calédonien.