L'État et le conseil régional d'Alsace ont lancé le « plan alsacien de mobilisation des filières et des territoires pour le développement des métiers de l'économie verte », déclinaison du dispositif national issu des travaux du Grenelle. L'Alsace s'engage à identifier les métiers nouveaux et anciens pouvant relever de l'économie verte, en vue d'en adapter la formation, et à réaliser un focus sur le potentiel d'emplois dans l'agriculture, l'automobile et l'efficacité énergétique. La Région y ajoute des mesures spécifiques. Elle construira un portail internet pour le public, tandis qu'un outil renseignera les conseillers en orientation sur les opportunités d'emploi et les conditions de travail. Son élaboration échoit à l'Oref, l'Observatoire régional emploi-formation, déjà auteur de l'étude préalable qui chiffre à 11 600 les salariés alsaciens que l'économie verte concerne. De combien ce nombre peut-il croître ? Le potentiel de création reste difficile à quantifier, la priorité va à la consolidation de l'existant. « BTP, métallurgie, entreprises de propreté... la liste des professions qui peuvent ou doivent se « verdir » est très longue. Leur adaptation se fera par la connexion entre ce plan et les contrats d'objectifs emploi-formation déjà signés avec quatorze branches », souligne Martine Calderoli-Lotz, vice-présidente pour la formation professionnelle.