Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?

Travailler dans une fédération professionnelle

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2006
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
Pour un responsable environnement dans un syndicat ou une fédération professionnelle, l'échelle de temps n'a rien à voir avec celle de son confrère en entreprise. Benoît Moreau, créateur du poste il y a neuf ans à la Fédération des industries graphiques et de la communication (FIGC), en est le témoin. Regardé avec bienveillance pendant trois ans, puis bénéficiant d'un début de compréhension, il constate enfin depuis trois ans une volonté plus nette des adhérents d'intégrer l'environnement dans leur stratégie commerciale. « Le mouvement est plus lent et demande plus d'énergie », confirme Arnaud Descotes, responsable environnement du Comité interprofessionnel des vins de Champagne. En 1991, date de la création de la fonction au CIVC, la profession avait conscience que la recherche de l'excellence passait par l'environnement, mais les dossiers restaient marginaux. Aujourd'hui, le sujet est devenu majeur. « Nous n'avons jamais eu autant de sollicitations spontanées car l'innovation, notamment environnementale, devient une vraie façon de se démarquer », ajoute Sophie Labrousse, responsable environnement au CTBA. Les actions à l'échelle d'une profession s'inscrivent donc dans le temps. Il faut être homme (ou femme) de défis pour persuader parfois ses propres collègues et surtout les adhérents. Et tout cela, sans aucun pouvoir contraignant. « Quand nous avons lancé en 2003 un bilan carbone de la filière, il a fallu convaincre autour de nous de son intérêt. Aujourd'hui, nous sommes en possession des éléments d'information pour définir et expliquer plus facilement un plan d'action à nos adhérents », se félicite Arnaud Descotes. Le référent des entreprises La légitimité doit donc s'acquérir, voire être renouvelée en permanence, d'autant plus si la profession est au départ loin des préoccupations environnementales. Elle passe par une connaissance parfaite de la réglementation et des sources d'information. « Nous devons être capable de décrypter les informations nouvelles », précise Vincent Hauville, membre de l'équipe environnement à la Fédération de la plasturgie. Cette reconnaissance s'acquiert aussi par une écoute attentive de la profession. « Nous avons le même métier que nos adhérents. Il faut faire corps avec eux pour véhiculer les messages », explique Benoît Moreau. Ce qui implique une présence importante sur le terrain - « c'est indispensable », insiste Sophie Labrousse - et une capacité d'adaptation pour dialoguer avec des interlocuteurs de cultures différentes (un chef d'entreprise, un conducteur de machine, un fournisseur, etc.). Un profil technique de type ingénieur est en général requis, auquel se superpose, selon les secteurs, soit la connaissance du métier proprement dit, soit celle des questions d'environnement. À la Fédération de la plasturgie, on demande que le responsable environnement sache monter et gérer des programmes de recherche d'envergure, notamment européens. Cela peut constituer un levier pour les adhérents souhaitant se lancer dans certaines actions. Le service environnement apparaît alors comme plus professionnel et la fédération dispose de la sorte d'outils et de modules de formation pour offrir des prestations payantes. Enfin, la crédibilité du responsable environnement grandit quand d'autres services se saisissent de ces questions. Au CIVC, les projets environnement sont aussi animés par les services viticulture et oenologie. « Cela démultiplie les messages et leur donne du poids », constate le responsable environnement. La nécessité d'être un communicant dans l'âme tombe donc sous le sens. Mais tous soulignent l'ouverture d'esprit nécessaire pour remettre en cause des démarches classiques, et surtout envisager l'avenir. « Nous avons un rôle de prospective, donc de veille technique et réglementaire », affirment de concert plusieurs responsables, tous passionnés par la diversité des tâches. « Et avoir toujours sur le feu plusieurs axes de travail », précise la responsable du CTBA. Mais attention, rappelle Benoît Moreau, « c'est un poste où l'on peut devenir assez rapidement solitaire ». Il est important de pouvoir confronter ses idées avec d'autres responsables. Or, les rencontres entre fédérations n'existent pas, même si des réflexions sont en cours. Au niveau européen, des liens doivent aussi se créer pour aborder des sujets de portée internationale et comparer les façons de les aborder entre États. Une nouvelle dimension pour ces responsables.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Budget 2027 : France urbaine réclame plus de moyens pour le climat
Budget 2027 : France urbaine réclame plus de moyens pour le climat
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
Sapeurs-pompiers volontaires : le MEDEF s'engage auprès de ses 240 000 entreprises
Sapeurs-pompiers volontaires : le MEDEF s'engage auprès de ses 240 000 entreprises
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
TOUS LES ARTICLES
Les plus lus