Je suis chargée d'environnement pour une communauté de communes et nous sommes abonnés à votre magazine depuis 2003. Je connais votre mensuel depuis plus longtemps et je suis désolée de voir que, pour un magazine qui prône l'environnement, vous utilisez toujours le film plastique pour l'envoi de vos documents ! Il me semble que vous devriez essayer d'utiliser des matières plus en phase avec votre éthique environnementale (que par ailleurs j'apprécie beaucoup). Cela serait plus crédible auprès des nouveaux abonnés que j'essaie de vous apporter et qui sont pour beaucoup très regardants sur ces détails. Cela éviterait les remarques désagréables du style « Faites ce que je dis, pas ce que je fais », qui m'attristent assez quand elles sont exprimées au sujet d'un magazine qui traite de l'environnement...
Corinne Dhenin
Entre l'envoi de votre courrier, que nous avons transmis à notre éditeur, et la réponse que nous vous proposons ici, un nouveau film de routage est arrivé sur le marché, présenté comme biodégradable par son fabricant, Alembal (www.alembal.com). Mais, renseignements pris, ce produit est un dérivé du Néosac, un polyéthylène additivé à classer plutôt dans les emballages biofragmentables (lire l'article à ce sujet dans notre numéro 1637, p. 8). La matière première reste fossile et la dégradation se limite à une cassure des chaînes polymères en fragments « bio-assimilables », mais pas complètement décomposés au sens de la norme EN 13432. Si Environnement Magazine devait passer au bio, ce serait avec un plastique d'origine agricole dûment normalisé. Notre film de routage actuel est celui que la quasi-totalité de la presse française utilise à partir d'un certain nombre d'exemplaires diffusés, car il répond aux normes postales et est adapté à la configuration technique des installations de routage. Néanmoins, nous étudions des alternatives, notamment l'enveloppe kraft.