C’est du moins l’affirmation du Dr Manfred Höfle, du centre Helmholtz de recherche sur les maladies infectieuses, en Allemagne, coordinateur d’un nouveau programme de recherche baptisé Healthy Water.
« À l’heure actuelle, nous n’avons pu déterminer qu’une seule numération bactérienne spécifique. C’est E. Coli. Nous ne savons pratiquement rien de la fréquence d’autres bactéries, virus ou protozoaires, qui sont des animaux unicellulaires », explique le Dr Höfle.Son projet vise donc à reconnaître les agents pathogènes, et à vérifier leur présence grâce à une puce ADN développée par l’équipe allemande. Baptisée Aqua-Chip, elle a déjà prouvé son efficacité dans la détection de bactéries. Il s’agit maintenant de la rendre sensible aux protozoaires et aux virus. Les connaissances acquises participeront à une amélioration globale de la qualité de l’eau potable. Ce programme de 2,4 M€ sur trois ans regroupe huit participants dont Suez Environnement et l’université de Nice.Cécile Clicquot de Mentque
Contact : Manfred Höfle, centre Helmholtz, mho@gbf.de ou Richard Christen, Université de Nice, christen@unice.fr
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