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Éco-organismes : le responsable collectivités en première ligne

LA RÉDACTION, LE 1er SEPTEMBRE 2007
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Déchets d'équipements électriques et électroniques (D3E), imprimés non sollicités (INS) et bientôt textile, les éco-organismes se multiplient. Dans la plupart d'entre eux, un cadre est responsable de la contractualisation avec les collectivités locales. Guillaume Duparay chapeaute par exemple, depuis mars dernier, l'équipe des responsables régionaux d'Eco-systèmes, une des trois sociétés agréées pour les D3E. « Après avoir participé à la mise en place de la filière au sein de l'Association des maires de France, je voulais continuer l'aventure sur le terrain », explique ce diplômé en droit public. Chez le concurrent Ecologic, c'est Olivier Manchon qui a pris il y a quelques mois la tête de l'équipe collectivités. Un nouveau défi pour cet ingénieur en acoustique de formation, directeur régional Île-de-France-Normandie d'Eco-Emballages depuis sa création. « Le métier a beaucoup évolué en treize ans, constate-t-il. Au début, il fallait convaincre les collectivités de l'intérêt de la collecte sélective, puis les accompagner dans sa mise en place avant d'entrer dans la phase d'optimisation. Pour les D3E, c'est aujourd'hui l'inverse : les collectivités sont demandeuses. Il faut mener un diagnostic technique et financier très rapidement. » Les responsables collectivités multiplient du coup les déplacements et peinent même à répondre prestement à toutes les demandes. Chez Eco-Emballages, Vincent Regnouf, directeur du département des services aux collectivités, coordonne huit équipes régionales, soit près de 70 personnes qui tachent principalement d'aider les intercommunalités sous contrat à optimiser leurs systèmes de collecte. « J'ai également un rôle de porte-parole vis-à-vis des collectivités. J'interviens par exemple régulièrement dans des colloques. Ce n'est pas un poste auquel on accède à la sortie de l'école. Il nécessite au moins quinze années d'expérience professionnelle. J'ai, pour ma part, mené des études de droit avant d'intégrer Sciences Po, mais c'est moins la formation que le parcours qui importe. » Le métier demande en effet de connaître à la fois le secteur privé et les rouages techniques et administratifs des collectivités territoriales.


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