L'Observatoire international des petites installations d'assainissement ( Obipia) est né en septembre dernier, à l'initiative de l'agence de l'eau Adour-Garonne. Présenté lors des 4es Assises nationales de l'assainissement non collectif (ANC) qui se sont tenues à Cahors il y a deux mois, il se donne plusieurs objectifs : mettre en réseau les acteurs du secteur pour partager les connaissances techniques et législatives, créer un inventaire national des procédés en oeuvre chez les particuliers et les petites structures (campings, restaurants, gîtes), compiler les études menées sur le sujet, ouvrir un site Internet début 2008. Et, pourquoi pas, devenir l'interlocuteur pour l'ANC de l'Onema (Office national de l'eau et des milieux aquatiques, lire p. 82). Veolia Eau a rebondi en présentant un programme de suivi de 13 dispositifs d'assainissement individuel chez 55 particuliers dans le Tarn. Leurs performances seront étudiées pendant cinq ans. Le groupe a également exposé les résultats d'une étude menée avec le CSTB de Nantes sur 8 filières de traitement. Ces initiatives surviennent alors que les collectivités locales prennent l'ANC à bras-le-corps (lire aussi p. 42). Ainsi, la communauté d'agglomération du pays d'Aix (Bouches-du-Rhône) a lancé un programme de réhabilitation des installations individuelles. Créé en janvier 2004, le service public d'assainissement non collectif (Spanc) de la collectivité a déjà réalisé une campagne de diagnostics sur 20 000 installations non raccordées au réseau. Puis lancé une campagne d'information en mai pour encourager les propriétaires des quelque 800 systèmes classés « points noirs » à les remettre aux normes. Depuis octobre, une deuxième phase d'information cible les 3 685 foyers suivants dans l'ordre de priorité de réhabilitation. Pour soutenir les travaux, l'agence de l'eau RMC a débloqué une enveloppe de 4,8 millions d'euros, la Région consacrant en sus 273 000 euros pour les points noirs.