Dans le domaine de la dépollution des sols et des nappes phréatiques, in situ fait référence au traitement des terres ou des nappes en place, sans excavation ni pompage. Par opposition à ex situ (excavé et traité ailleurs) et « sur site » (excavé, mais traité sur le site), le in situ est la solution la plus séduisante, car souvent la moins chère, bien que plus longue et plus complexe. Elle concentre la plupart des défis techniques du domaine des sols pollués, car le prestataire opère à l'aveugle, ou presque. C'est la raison pour laquelle elle donne lieu à tant de recherches et d'innovations. Phytoremédiation, oxydations et réductions par voie biologique et/ou physico-chimique, lavage, électroremédiation, désorption thermique... L'imagination a peu de limites, et cela paie puisqu'environ un tiers des opérations de dépollution sont menées in situ. Et ce, alors que le marché est tiré par des impératifs immobiliers qui incitent plutôt à excaver. La vogue du in situ se justifie aussi par une demande nouvelle de la part d'industriels, qui laissent leurs sites en activité sur des terrains potentiellement pollués et se donnent du temps pour agir sans perturber leur rythme de production. Il est évident que la technique fait moins peur lorsqu'elle est mise en oeuvre par des professionnels aguerris, qui garantissent leurs résultats et parviennent même à réduire les délais de traitement. Enfin, les études de traitabilité et les capacités de contrôle en continu contribuent à la maîtrise des procédés et, surtout, permettent d'opérer de véritables « frappes chirurgicales » sur les zones polluées