Après des années de recherche, la photocatalyse a enfin pignon sur rue. Et avec elle, le dioxyde de titane, de son petit nom TiO2, composé essentiel de la réaction. Celle-ci génère des composés oxydants en surface du matériau, qui détruisent certains polluants atmosphériques (notamment les NOx), avec la seule aide du rayonnement solaire (ou d'UV, pour les installations intérieures). Le procédé, connu depuis toujours, est devenu très tendance : on est aujourd'hui capable d'intégrer du TiO2 dans des ciments en façade d'immeubles, des enrobés de chaussée (comme récemment à Vanves), des peintures, des produits filmogènes... Le défi n'était pas facile à relever, car l'étape d'enrobage risquait d'affecter les capacités photocatalytiques des particules. Il a aussi fallu augmenter leur surface de contact, et pour cela taper dans les nanotechnologies. À la lumière de ces innovations, le secteur tout entier du traitement de l'eau et de l'air, par exemple des COV, est en perpétuelle évolution : usage de nanoparticules, association à d'autres technologies (charbon actif, plasma froid, etc.), nouvelles géométries des lampes et des surfaces de contact dans les réacteurs... L'idée est aussi d'utiliser des lampes à UVc (et non plus UVa) pour augmenter l'effet bactéricide dans certaines applications. Et dans d'autres de rendre le catalyseur (TiO2 ou autre) sensible à la lumière artificielle. Le petit marché de la photocatalyse est appelé à bien grandir !