X-Mines, X-Ponts, X-Gref... Que va-t-il advenir des grands corps de fonctionnaires accommodés à la sauce Medad ? Le rassemblement sous une même bannière d'administrations jusqu'ici indépendantes, voire antagonistes, qui selon Jean-Louis Borloo a estomaqué jusqu'au co-nobellisé Al Gore, enfantera-t-il un nouveau corps administratif de l'environnement ? « Ce n'est pas à l'ordre du jour, même si les pratiques professionnelles des uns et des autres ont beaucoup évolué », répond un fonctionnaire averti. Les agents restent en effet liés à leur administration d'origine (Mines à l'Industrie, Ponts à l'Équipement) et à leur corps, en dépit de noms pour le moins obsolètes. « Il n'y a plus beaucoup d'ingénieurs dans les mines, et le terme de Ponts et chaussées correspond à une vision d'il y a deux siècles », raille ainsi Dominique Bidou, tout juste retraité de l'Équipement. « L'ex-ministère de l'Écologie craint de se faire dévorer par la grosse machine Medad, et de nombreux agents de l'Équipement déplorent la disparition du nom de leur ministère », rapporte notre fonctionnaire mystère, rappelant que l'Équipement est né il y a quarante ans de la fusion entre les administrations des Travaux publics et des Transports d'un côté, et celles de la Reconstruction et de l'Urbanisme de l'autre... Deux mondes aussi éloignés que ceux de l'Écologie, de l'Énergie ou des Routes aujourd'hui. « Il y eut un recrutement massif de contractuels qui joua un rôle déterminant dans l'équilibre trouvé à l'époque », intervient Dominique Bidou. Une recette à remettre au goût du jour ?