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Maître composteur : fervent ferment

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2007
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Un petit engagement personnel ». C'est ainsi qu'Yves Druy qualifie sa charge de maître composteur. Voilà un an que ce cadre de l'industrie automobile gère bénévolement le compost collectif de trois copropriétés rennaises. « C'est notre syndic, sensibilisé par l'agglomération, qui nous l'a proposé. Cela me prend cinq petites minutes, deux ou trois fois par semaine. Si le compost est par exemple trop humide, je rajoute quelques feuilles mortes. Tout se passe bien aujourd'hui, mais au démarrage, le mélange dégageait une forte odeur qui attirait les moucherons... » Et le mécontentement des habitants de l'immeuble. « Rennes Métropole a alors proposé de nous former », explique Yves Druy. L'agglomération vient de signer une convention avec la Fédération des administrateurs de biens bretons pour multiplier les composteurs collectifs (lire EM n° 1661, p. 16). Chacun est placé sous la responsabilité de maîtres composteurs, habitants volontaires ou gardiens d'immeubles, qui bénéficient donc d'une demi-journée de formation. « Rennes Métropole nous sollicite de plus en plus afin que nous apportions notre témoignage à d'autres collectivités, comme récemment le conseil général des Côtes-d'Armor ou l'agglomération de Fougères », ajoute Yves Druy. Cette pratique reste, en effet, rarissime en France. Saint-Philbert-de-Bouaine, petite commune de Vendée, en est le terreau depuis qu'en 2002 ses habitants ont refusé l'installation d'un centre d'enfouissement. Le syndicat mixte Montaigu-Rocheservière avait alors monté une opération de compostage collectif dont le succès ne se dément pas. Un de ses agents joue le maître composteur à tiers-temps : accueil des usagers sur la plate-forme de compostage, suivi de la fermentation, entretien du site et... de la flamme des participants, particuliers ou professionnels, via des opérations de communication. Les Philbertins ont, de toute façon, tout à y gagner : la maigreur de leur poubelle fait le bonheur de leur portefeuille grâce à la redevance d'enlèvement des ordures ménagères (REOM) instaurée par le syndicat.


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