Pour se conformer à son nouvel arrêté d'autorisation, le syndicat des eaux d'Île-de-France ( Sedif) va équiper l'usine de Méry-sur-Oise d'un traitement plus performant des effluents de décantation incluant les eaux de lavage des filtres bicouches de la filière de nanofiltration. Au total, près de 15 % du volume d'eau brute entrant est ainsi concerné. Sur l'étape de décantation, les 11 200 t/an de boues brutes produites jusqu'à présent traitées par lagunage sont constituées essentiellement des limons de rivières, de matières en suspension, d'aluminium (le réactif) et de matières organiques. La nouvelle filière de traitement conçue par Stereau, la filiale ingénierie du groupe Saur, permettra d'obtenir environ 8 000 t/an de boues d'une siccité comprise entre 30 à 40 % via un épaississement par décantation lamellaire suivi d'un chaulage, d'une déshydratation par filtres-presses et d'un stockage de neuf mois avant valorisation en épandage agricole. Les effluents liquides générés par l'épaississement subiront quant à eux un traitement final par passage sur le procédé de jardins filtrants de la société Phytorestore. Remporté par le groupement de conception-réalisation Stereau-Bouygues TP Cabinet Monique Labbé, ce projet de 17,6 millions d'euros conduit selon une démarche HQE devrait être livré en septembre 2009. Il s'accompagnera également d'ici à la fin 2010 de la modernisation de l'ensemble des filières de traitement des effluents du Sedif, les usines de Choisy-le-Roi et de Neuilly-sur-Marne étant également visées par des arrêtés plus contraignants sur la qualité des rejets.