Certaines fonctionnalités de ce site reposent sur l’usage de cookies.
Les services de mesure d'audience sont nécessaires au fonctionnement du site en permettant sa bonne administration.
ACCEPTER TOUS LES COOKIES
LES COOKIES NÉCESSAIRES SEULEMENT
CONNEXION
Valider
Mot de passe oublié ?

Le collectionneur de graines

LA RÉDACTION, LE 1er MARS 2008
Archiver cet article
Newsletters
Toute l'information de cette rubrique est dans : Environnement Magazine
La condamnation de Kokopelli à payer de lourdes amendes au grainetier Bamaux pour concurrence déloyale est une nouvelle épreuve à surmonter. Mais Raoul Jacquin-Porretaz, en charge des affaires juridiques et un des fondateurs de l'association, va reprendre son bâton de pèlerin pour obtenir la création d'un répertoire des semences anciennes. Première étape : le ministère de l'Écologie où il compte une alliée de poids. En effet, Nathalie Kosciusko-Morizet, la secrétaire d'État à l'Écologie, tout comme le cuisinier Alain Passard, compte parmi les 8 000 adhérents de l'association créée en 1999 dans le Gard. « Nous ne sommes pas un groupe de babas cool déconnectés de la réalité. Nous voulons transmettre la diversité biologique cultivée. Nous avons une conception holistique de l'agriculture car il faut respecter les sols, donc l'humus, en utilisant des semences non hybrides. Nous sommes d'ailleurs entendus au niveau de l'Union européenne qui promeut la fin de l'érosion génétique », s'exclame le porte-parole de Kokopelli.C'est la malbouffe qui a conduit, au début des années 1990, ce Jurassien d'origine à promouvoir la diversité des variétés potagères. « Je travaillais dans la haute gastronomie. Je n'ai plus supporté le décalage entre le prix de la portion et la qualité des produits. Déjà intéressé par les semences anciennes, j'ai fait de l'agriculture biologique. À l'époque, nous étions peu nombreux en France à collectionner les graines. J'ai ainsi vite repéré Terres de Semence, créée par Dominique Quillet dans son jardin conservatoire de l'Allier. Tout naturellement, je l'ai rejoint et nous avons transformé la société en association et approvisionner en semences nos adhérents. Mais face à la demande, nous ne pouvions plus continuer le système de troc », explique-t-il. Mais le combat continue ! Un travail à plein-temps qu'il assume entre son exploitation dans l'Hérault et le jardin de cinq hectares de Kokopelli installé depuis un an à Moustier-Sainte-Marie, au sein du parc naturel régional du Verdon.


PARTAGER :
À LIRE ÉGALEMENT
Sapeurs-pompiers volontaires : le MEDEF s'engage auprès de ses 240 000 entreprises
Sapeurs-pompiers volontaires : le MEDEF s'engage auprès de ses 240 000 entreprises
Avis d'expert | La transition démographique, angle mort de l'ESG ? 
Avis d'expert | La transition démographique, angle mort de l'ESG ? 
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
Tribune | Industrie : la décarbonation ne manque pas d’argent, elle manque d’architecture
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
Equans renforce sa stratégie dans l’hydrogène et les e-carburants
TOUS LES ARTICLES
Les plus lus