Cette méthode de fabrication, similaire à celle utilisée pour l’impression des journaux, devrait être le moyen de proposer une génération de diodes plus économiques, en grande quantité et en grande surface. Cette démonstration a été réalisée en partenariat avec ECD (Energy Conversion Devices) qui fabrique déjà des laminés solaires à couche mince (thin film) dans le domaine photovoltaïque, commercialisés sous la marque Uni-Solar. Les travaux soutenus par le ministère américain du commerce sont l’aboutissement de quatre années de collaboration et ont mobilisé un budget de 13 millions de dollars.Ce savoir-faire sur rotative ouvre des perspectives non seulement dans l’éclairage mais aussi pour la fabrication d’autres composants électroniques organiques, notamment les capteurs solaires photovoltaïques ou les écrans en papier électronique souple. On notera d’ailleurs que l’Institut Fraunhofer de l’énergie solaire à Fribourg en Allemagne a présenté récemment au salon Nanotech de Tokyo une technique également inspirée de la méthode « Roll to Roll » pour étaler sur films transparents très fin des cellules solaires organiques. Et quelques semaines auparavant, c’était Saint-Gobain Recherche qui annonçait un développement avec l’allemand Novaled sur une nouvelle technologie Oled à haute efficacité, applicable sur de grandes surfaces.
Cécile Clicquot de Mentque, La lettre de l’Environnement.Réagir à cet article.