Les chercheurs du laboratoire de génie chimique de l'Ensiacet, à Toulouse, ont élargi le principe de l'extraction à deux phases aqueuses aux effluents métalliques. Cette technique repose sur l'utilisation de tensioactifs non ioniques qui, à une certaine température, entraînent la séparation du mélange aqueux en une phase concentrée contenant les polluants associés aux tensioactifs (qui va décanter) et l'autre très diluée. Pour appliquer ce principe aux métaux, l'équipe a combiné des tensioactifs non ioniques (pour la séparation) à des tensioactifs ioniques (pour adsorber les métaux). Ces « micelles mixtes » ont été testées avec succès sur le plomb, le nickel et le cadmium. L'Ensiacet a défini les tensioactifs selon l'effluent et a optimisé le taux d'extraction (50 à 90 %) dans un minimum de coacervat (10 à 20 %), tout en limitant la montée en température.