« L’obligation de certification des diagnostiqueurs n’a manifestement pas assaini le marché », constate ainsi l’UFC. « La démarche commerciale ne pose pas de problème, mais nous avons constaté une grande élasticité des prix. Les rapports sont par ailleurs conformes au contenu légal malgré quelques manques et imprécisions », détaille Carole Matricon-Delbé du département Enquête.Mais le plus inquiétant est que l’enquête révèle de multiples erreurs. Deux diagnostiqueurs n’ont ainsi pas ouvert la porte d’un placard renfermant une plaque d’amiante tandis que six DPE expertisés sur sept présentaient des erreurs de classification. « Les estimations de consommation énergétique vont du simple au double », ajoute Carole Matricon-Delbé. L’UFC pointe enfin la dépendance à la fois financière et juridique entre diagnostiqueurs et agents immobiliers et formule plusieurs recommandations : diagnostics établis dès la mise en vente du bien, renforcement et affichage des DPE…La fédération a en outre assigné en justice l’entreprise Tulipe Anjou (marque Allodiagnostic) qui verserait des chèques cadeaux ou carburant aux agences immobilières lui adressant des clients, espérant ainsi établir une jurisprudence. L’enquête est à paraître dans le numéro de juin de Que Choisir.
Fabian Tubiana, Environnement Magazine.
Le site de l’UFC Que ChoisirRéagir à cet article.