Sa nationalité allemande lui a donné une forte culture environnementale, mais il a découvert la responsabilité sociale des entreprises bien après, pendant son cursus universitaire. « Après un baccalauréat en Allemagne, j'ai étudié le droit social européen en France. Mais c'est en Italie que j'ai soutenu une thèse sur les engagements volontaires des multinationales en matière de RSE », explique en effet André Sobczak, le premier directeur responsabilité globale d'Audencia, l'école de management de Nantes. Et c'est justement sa curiosité de juriste pour le management et son ouverture internationale qui lui ouvrent les portes de l'école en 2001, pour un poste d'enseignant-chercheur. Organisateur d'un premier colloque sur la RSE en 2003, il crée dans la foulée au sein de l'école un centre de recherche sur la responsabilité globale et même un club d'entreprises et de managers responsables. « Il s'agit à la fois de continuer la recherche sur la RSE, de l'enseigner et de la faire progresser sur le terrain », ajoute-t-il. Ainsi Audencia propose un parcours responsabilité globale de quatre ans à 45 étudiants triés sur le volet. C'est aussi la première école française signataire du Global Compact et des principes des Nations unies pour un enseignement responsable du management. « J'apprécie aujourd'hui de ne plus être considéré comme un extraterrestre. En France, en particulier grâce à la loi NRE, la RSE est entrée dans l'entreprise », confie-t-il. À tel point qu'il lance la collection « Les cahiers de la responsabilité globale », qui rassembleront les bonnes pratiques identifiées. Du concret pour un homme engagé. « La RSE est un sujet sur lequel on ne peut pas travailler sans convictions personnelles », conclut-il.