C'est en anthropologue que Christine Bergé étudie la déconstruction de Superphénix, vu comme un être presque vivant avec sa physiologie, ses blessures et même son esthétique. Mêlant des descriptions techniques et le ressenti des travailleurs et des opposants au gigantesque surgénérateur, elle rappelle que les grands projets technologiques sont d'abord des histoires humaines. Un point de vue qui nous en apprend autant sur la vie (et surtout la mort) d'un réacteur nucléaire que bien des traités arides.