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Face au réchauffement planétaire, 50 % des espèces sont menacées d’extinction

Face au réchauffement planétaire, 50 % des espèces sont menacées d’extinction
Par E.G, le 14 mars 2018.
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Ce mercredi 14 mars paraît dans la revue Climatic Change, le rapport d’une étude menée par le WWF sur les risques d’érosion de la biodiversité selon le degré de réchauffement climatique. Dans un scénario à +4,5°C, la moitié de la biodiversité des écorégions mondiales serait menacée d’extinction.

« Si le réchauffement planétaire se poursuit jusqu’à atteindre +4,5°C, près de 50 % des espèces qui vivent actuellement dans les régions les plus riches en biodiversité seront menacées d’extinction d’ici 2080 », prévient le WWF ce mercredi 14 mars, dans un rapport intitulé « La nature face au choc climatique ». Cette étude réalisée par le WWF en partenariat avec le Tyndall centre for Climate Change de l’Université d’East Anglia et publiée dans la revue Climatic Change, constitue selon WWF, « l’analyse la plus complète au monde en matière de projection des changements climatiques dans les 35 écorégions de la planète, qui abritent une grande partie de la biodiversité la plus remarquable ».

Cinq écorégions menacées à +2°C

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L’étude modélise les conséquences du réchauffement climatique sur la biodiversité de ces régions selon trois scénarios : un réchauffement à +2°C, un autre à +3,2°C et enfin un scénario à +4,5°C. Dans ce dernier scénario, la moitié des espèces qui peuplent actuellement les écorégions sont donc menacées d’extinction. Dans le scénario de +2°C, cette perte de biodiversité serait divisée par deux.

Mais d’après l’étude, certaines écorégions sont également très menacées dans le scénario à +2°C. C’est le cas de l’Amazonie et du plateau des Guyanes par exemple, « qui abritent actuellement plus de 10 % de toutes les espèces connues sur Terre et jouent un rôle clef dans la régulation du climat mondial ». Dans un monde à +2°C, ces régions risquent de voir plus de 4 plantes sur 10 disparaître localement. C’est également le cas du Sud-Ouest de l’Australie et de la Méditerranée, qui verraient un tiers de leurs espèces disparaître à +2°C. Le rapport attire également l’attention sur la vulnérabilité des forêts du Miombo, au centre-sud du continent africain, « qui abrite des dizaines de milliers d’éléphants d’Afrique dépendant des ressources en eau, et qui connaîtra d’importants changements de températures et de pluies ». Entre 50 % et 90 % des espèces sans capacité d’adaptation périront dans un monde à +2°C. Enfin, la côte Est de l’Afrique est également particulièrement exposée : « les températures saisonnières augmenteront fortement, tant au niveau terrestre que marin. Cela conduira au blanchissement du corail, avec une perte de refuges parmi les plus importantes de toutes les écorégions même à +2°C. Si les pays parviennent à relever leurs engagements de réduction d’émissions pour contenir à +2°C la hausse de la température, le pourcentage d’oiseaux menacés passerait de 17% à 7% en cas d’adaptation », détaille le WWF.

Renforcer la protection, développer les réserves naturelles et la sensibilisation

« De plus, l’étude met en évidence la nécessité de mettre en place des mesures d’adaptation dans ces écorégions qui permettraient aux espèces capables de se déplacer de trouver des « refuges climatiques » et d’emprunter des corridors écologiques. Les plantes, les amphibiens et les reptiles qui rencontrent le plus de difficultés pour se déplacer sont particulièrement vulnérables dans tous les cas de figure », précise le WWF. Le rapport préconise notamment « d’accroître l’étendue et l’intégrité des zones protégées et créer des corridors destinés aux déplacements afin de connecter les zones protégées et les refuges climatiques », de créer de nouvelles réserves naturelles, de renforcer les zones tampons aux alentours des habitats existants, développer les refuges ou encore d’améliorer les connaissances scientifiques en la matière. Il s’agit également de développer la sensibilisation des populations au réchauffement climatique et à l’érosion de la biodiversité mondiale. D’autant que « tout ceci ne concerne pas que les animaux et les plantes sauvages : les populations humaines sont, elles aussi, directement affectées par le changement climatique, et les réponses qu’elles pourraient y apporter sont susceptibles d’accroître la pression sur une biodiversité qui se retrouve déjà affaiblie par les facteurs climatiques », rappelle le rapport du WWF.

Le directeur général du WWF France, Pascal Canfin explique que « les travaux de recherche que le WWF a menés nous livrent une image saisissante du lien entre la hausse des températures mondiales, les espèces et les écosystèmes qui nous entourent. On le voit bien, le réchauffement climatique mondial accélère la perte de la biodiversité déjà provoquée par nos modes de vie ». Il estime qu’ « il faut (...) aller plus loin et plus vite, sortir des énergies fossiles et revoir la manière dont nous produisons et nous consommons. Finalement, l’étude que nous présentons aujourd’hui nous interroge sur notre rapport à la Nature, à notre planète : qu’attendons-nous pour cesser de détruire les espèces et les espaces qui la composent, alors que nous savons pertinemment que nous ne pourrons pas vivre sur une planète morte ? »

La côte Est de l'Afrique © Brent Stirton / Getty Images / WWF-UK
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