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ENERGIE

DE LÉONARD DE VINCI À KYOTO

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2008
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Comme le peintre florentin qui lui a donné son nom, le lycée Léonard-de-Vinci de Calais (62), qui a ouvert ses portes à la rentrée 1998, a marqué son époque. Sous maîtrise d'ouvrage de la Région Nord-Pas-de-Calais, alors présidée par la Verte Marie-Christine Blandin, il fut le premier établissement scolaire français de haute qualité environnementale (HQE). En s'appuyant sur les quatorze cibles fraîchement élaborées par Gilles Olive (lire ci-dessous), l'architecte Isabelle Colas imagine un bâtiment qui consomme près d'un tiers d'énergie et d'eau en moins que ses contemporains et qui, aujourd'hui encore, reçoit des écoles d'architecture de toute l'Europe. Sera-ce le cas du lycée hôtelier et agricole de Poitiers (86), dessiné par le cabinet Scau, qui ouvrira à la prochaine rentrée ? C'est en tout cas le souhait d'une autre célèbre présidente de Région, Ségolène Royal, qui a revu à la hausse les objectifs, notamment énergétiques, de ce projet lancé avant son élection pour en faire le « premier lycée zéro énergie fossile en Europe » ou « lycée Kyoto ». Alors, quelles différences entre ces deux établisse,ments symboliques ? Remarquons d'abord que chaque équipe a utilisé son propre système de management, et non pas celui défini par Gilles Olive. L'isolation par l'extérieur, la mise en oeuvre d'un chantier propre, et surtout des principes de l'architecture bioclimatique (lire p. 88) les rapprochent. À la Région Poitou-Charentes, on note cependant plusieurs évolutions : « Vinci fonctionne avec une cogénération au gaz. Le solaire comme l'éolien n'interviennent qu'en appoint. Kyoto utilise essentiellement des énergies renouvelables non fossiles par stockage de la chaleur, la cogénération à l'huile végétale et des panneaux photovoltaïques. En onze ans, les bureaux d'études thermiques ont affiné leurs modèles de calcul en intégrant de nombreuses informations empiriques dans leurs bases de données. Il faut donc savoir en remercier les pionniers ! » C'est finalement davantage l'évolution des techniques et des matériaux que la méthodologie et la conception qui distingue Vinci et Kyoto. Ainsi, les vitrages très peu émissifs à argon n'existaient pas en 1998 ! « Des revêtements de sols aux chasses d'eau économes à l'eau de pluie en passant par les équipements moins consommateurs d'énergie, Kyoto bénéficie de dix années d'évolution », résume-t-on à la Région Poitou-Charentes. Les fiches de déclaration environnementale et sanitaire, la démocratisation de la modélisation numérique ou des tests d'étanchéité à l'air viennent compléter cette liste.


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