Le Syndicat mixte des transports pour le Rhône et l'agglomération lyonnaise (Sytral) s'essaie à l'hybride. « Nous testons, en conditions réelles, sur six lignes représentatives du réseau, la technologie hybride avec trois modèles dont nous compa re rons les performances avec des diesels neufs », explique Magalie Campmas, responsable des systèmes transports bus et trolleybus. Usage du chauffage ou de la climatisation, rodage, température extérieure, style de conduite, charge, topographie de la ligne, trafic, fréquence des arrêts… Autant de paramètres qui influent sur la consommation, mais aussi sur la durée de vie des batteries. Dans un an, le Sytral décidera s'il remplace progressivement ses bus diesels par des véhicules hybrides. Un sacré marché : 50 bus neufs par an sur une flotte de 1 000 véhicules. Les constructeurs annoncent des réductions de consommation de gazole qui rembourseront à terme le surcoût de la technologie hybride à l'achat. « Ce qui est très bien, l'objectif étant de réduire la pollution et les nuisances dues au gazole, poursuit Magalie Campmas. Mais le modèle économique peut évoluer, il faut prendre en compte les coûts de maintenance, plus élevés pour l'hybride, et valoriser économiquement les tonnes de CO 2 évitées. » L'Ademe, qui subventionne l'opération, suit avec intérêt cette expérience, tout comme le Groupement des autorités responsables de transport (Gart). Le Sytral a mobilisé IFP Énergies nouvelles pour l'instrumentation des bus et l'analyse des résultats.