Élu mi-novembre président de l'association France Énergie éolienne pour deux ans, Frédéric Lanoë arrive à un moment d'apaisement après des années difficiles. En mars 2013, la filière a obtenu avec la loi Brottes la suppression des zones de développement de l'éolien et de la règle des cinq mats. Aujourd'hui, d'autres chantiers de simplification sont en cours, comme le permis unique. S'il travaille depuis 2006 sur l'éolien, Frédéric Lanoë a commen cé sa carrière chez Procter & Gamble. « J'ai toujours aimé les défis technologiques et ce travail me plaisait. Mais après quelques années, je me suis interrogé sur sa finalité. Travailler sur la lessive ne me faisait plus trop rêver. C'est l'époque où Al Gore sensibilisait sur le changement climatique et j'ai décidé de faire quelque chose. » Après avoir étudié l'éventail des technologies existantes, il se lance dans l'éolien. « Cette solution me semblait très pertinente : les coûts de production ont diminué de 80 % en vingt ans et cette technologie verticale permet de poursuivre les usages. » En 2006, il crée la filiale française spécialisée dans l'offshore du développeur allemand de projets d'énergie renouvelable WDP. Pendant trois ans, il travaille avec acharnement en collaboration avec les ports et de grands industriels pour développer l'intérêt de l'offshore et identifier des sites potentiels. En 2010, il devient directeur général pour la France et la Belgique du groupe EDP-R, le troisième opérateur éolien mondial. « Dès 2006, je me suis beaucoup investi dans l'action collective à FEE. Nous pensons que l'éolien pourrait passer de 3 à 25 % du mix énergétique français à l'horizon 2030 et je veux faire partager cette vision. » Il n'oublie pas l'éolien offshore et milite pour un troisième appel d'offres et une ferme pilote d'éoliennes flottantes.