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ÉNERGIE

La stratégie nationale bas carbone serait trop ambitieuse, selon l'association française du gaz

E.G, LE 18 MARS 2019
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La stratégie nationale bas carbone serait trop ambitieuse, selon l'association française du gaz
D’après l’étude technico-économique menée par l’Association française du gaz sur la trajectoire de la stratégie nationale bas carbone (SNBC), la vision du gouvernement pour atteindre la neutralité carbone à horizon 2050 est trop ambitieuse.

Le 12 mars dernier, à l’occasion de la convention annuelle « Bilan et perspectives gazières » de l’Association française du gaz (AFG), cette dernière a présenté les résultats de son étude sur la trajectoire de la stratégie nationale bas carbone (SNBC).

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Cette étude technico-économique démontre que la trajectoire décrite dans la SNBC pour 2050 « est extrêmement ambitieuse et sans commune mesure avec les réalisations de ces dernières années », explique l’AFG dans un communiqué. L’association estime que cette trajectoire contraint la France à suivre des objectifs trop ambitieux. « La non-atteinte de ces objectifs se traduira par une augmentation des usages thermosensibles électriques et un accroissement des besoins de pointe de près de 20% », estime l’association. Cette dernière fait valoir l’appui indispensable du système gazier « pour venir combler le déficit de puissance dès 2035, au regard des éléments prévus par la PPE en matière de production électrique ». Enfin, l’AFG estime que « la hausse très importante du niveau d’amortissement des surcoûts d’efficacité énergétique ne sera pas compensée par une baisse des coûts de fourniture, entraînant ainsi une hausse des dépenses de consommation des ménages et celles de la collectivité de près de 40% ».

Par ailleurs, selon le président de l’AFG Patrick Corbin, « la PPE fait l’impasse sur la sécurité d’approvisionnement de la France. Le passage de la pointe électrique hivernale sera plus risqué du fait d’une électrification renforcée des usages, d’une augmentation de la production électrique intermittente et d’une réduction des moyens de production pilotables ». Il souligne également que « l’approche comptable retenue n’est pas satisfaisante car elle entrave le développement de cette filière dotée de nombreux atouts pour les territoires ».


Pixabay / DR
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