Dans son étude prospective « Perspectives gaz 2050 », France gaz analyse les évolutions nécessaires du système énergétique français pour atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050. Deux trajectoires sont envisagées : la première mise sur le développement d’écosystèmes locaux et la production de gaz renouvelables dans une logique d’économie circulaire ; la seconde s’appuie davantage sur la relance industrielle et les échanges internationaux. Dans les deux cas, la consommation de gaz diminuerait progressivement. Elle pourrait atteindre entre 221 et 278 TWh en 2050, soit une baisse de 27 à 42 % par rapport aux niveaux actuels. Les consommations de gaz liquides suivraient également cette tendance, passant de 20 à 14 TWh.
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Selon France gaz, la combinaison de l’efficacité énergétique, de l’hybridation des équipements et de l’adaptation aux effets du changement climatique permettrait de réduire fortement les consommations dans les bâtiments et l’industrie. Cette trajectoire pourrait également limiter les investissements nécessaires à la transition énergétique. France gaz estime ainsi que les deux scénarios permettraient de réaliser 330 à 460 milliards d’euros d’économies d’investissements d’ici 2050, dont plus de la moitié avant 2035. Ces économies reposeraient notamment sur des équipements plus efficaces ou hybrides pour les particuliers et les industriels, une trajectoire de rénovation des bâtiments jugée ambitieuse mais réaliste, ainsi qu’un dimensionnement stable des infrastructures gazières.
Les gaz renouvelables au cœur du mix énergétique
Le développement des gaz renouvelables et bas carbone constitue également un axe majeur des scénarios. Le potentiel de production lié à la biomasse est jugé suffisant pour accompagner la demande française, avec notamment la montée en puissance du biométhane, de nouvelles filières pour valoriser les déchets non méthanisables et le développement du bioGPL. Dans les transports, le bioGNV, le bioGNL et l’e-méthane pourraient également contribuer à la décarbonation du transport routier et maritime. Pour France gaz, le maintien d’un mix énergétique diversifié permettrait ainsi de conjuguer décarbonation, souveraineté et sécurité énergétique, tout en limitant le coût de la transition pour les ménages et les industriels.