Le partenariat entre Lhyfe et Hyliko connaît une nouvelle phase avec l’annonce d’un accord pluriannuel renforcé, effectif depuis le 1er novembre 2025. Cette extension de leur collaboration vise à soutenir le développement du transport lourd décarboné en France, en prévoyant l’approvisionnement d’une seconde station d’avitaillement en hydrogène pour Hyliko. Les deux entreprises confirment ainsi une orientation stratégique déjà esquissée à la mi-novembre 2025, sans que les modalités contractuelles n’aient alors été précisées.
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L’accord repose également sur des enjeux de conformité réglementaire et de certification. Lhyfe met en avant son positionnement en tant que premier acteur européen en capacité de production d’hydrogène certifié RFNBO (Renewable Fuels of Non-Biological Origin), un standard défini par l’Union européenne. Entre mai et septembre 2025, quatre de ses sites ont obtenu cette certification. Dans ce cadre, l’entreprise s’engage à fournir plus de 200 tonnes d’hydrogène renouvelable aux deux stations d’Hyliko sur une période de deux ans.
Eligibilité à la TIRUERT
Au-delà des considérations environnementales, cette certification est présentée comme un élément structurant du modèle économique de la filière. Elle permet notamment l’éligibilité au dispositif français de la TIRUERT (Taxe Incitative Relative à l’Utilisation d’Énergies Renouvelables dans les Transports), qui repose sur un système de certificats valorisables. Les estimations évoquées par les acteurs du partenariat suggèrent que ce mécanisme pourrait contribuer à une baisse du prix de l’hydrogène à la pompe, comprise entre 4 et 6 euros par kilogramme. Pour la direction d’Hyliko, cette approche vise à anticiper l’évolution du cadre réglementaire tout en proposant, à court terme, des solutions jugées compétitives pour les transporteurs et leurs clients.
Dans un contexte où les technologies de décarbonation du transport font l’objet de débats récurrents, les dirigeants de Lhyfe et d’Hyliko affichent une ligne commune axée sur le déploiement opérationnel. Ils estiment que la mobilité hydrogène appliquée au transport lourd constitue désormais une réponse concrète aux objectifs de réduction des émissions. En mettant l’accent sur le développement d’un réseau de stations sur des axes logistiques majeurs, le partenariat entend contribuer à la structuration d’un maillage énergétique cohérent, condition nécessaire à l’essor de solutions de transport de marchandises à faibles émissions en France.