Pour les collectivités et transporteurs, remplacer la motorisation thermique d’un autocar par une chaîne 100 % électrique est une solution pragmatique. Deux à trois fois moins cher que l’achat d’un véhicule neuf, le rétrofit s’effectue en trois à quatre semaines, contre 12 à 24 mois de délai de livraison. Accessible dès cinq ans d’ancienneté, la conversion cible surtout des autocars de 8 à 12 ans ayant parcouru entre 200 000 et 400 000 km. Conçus pour atteindre un million de kilomètres, ces véhicules voient leur exploitation prolongée de 10 à 15 ans, tout en modernisant leurs équipements comme la climatisation.
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Adapté au transport scolaire et aux lignes régionales (moins de 200 km/jour), le rétrofit offre 150 à 200 km d’autonomie, rechargeables sur une borne 22 kW. Il réduit de 50 % les frais de carburant et de 40 % l’entretien. Selon l’ADEME, il diminue l’empreinte carbone de 37 % par rapport à un autocar électrique neuf et de 87 % face au diesel,sans émission locale. Basé à Bordeaux avec sept sites et 120 collaborateurs, le groupe Bacqueyrisses réalise 5 à 10 conversions par an et vise 100 véhicules transformés d’ici cinq ans. Ce développement créera une chaîne dédiée et des emplois locaux sous la direction de Pierre-Marie Gaillon. En Nouvelle-Aquitaine, engagée via sa feuille de route Néo Terra, des cars rétrofités circulent déjà en Gironde ou Charente-Maritime. En Occitanie, la Région autorise les véhicules convertis du réseau liO à circuler 17 ans après transformation, soutenant ainsi le Plan de protection de l’atmosphère toulousain 2026-2030.