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Tribune | « Il est urgent d’arrêter d’opposer innovations numériques et écologie »

Par Gabriel Ferreira, directeur technique et référent RSE de Pure Storage France.. Publié le 4 août 2022.
Tribune | « Il est urgent d’arrêter d’opposer innovations numériques et écologie »
Gabriel Ferreira, directeur technique et référent RSE de Pure Storage France. Crédit : DR
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La technologie fait partie intégrante de nos vies, aussi bien personnelles que professionnelles. Le lien entre numérique et développement durable n’est pas évident, pourtant, l’informatique exerce une incidence considérable sur notre consommation d’énergie. Gabriel Ferreira, directeur technique France and CSR advisor, Pure Storage, explique comment le développement durable doit être intégré dès la conception de matériel numérique et informatique. 
 
D’ici 2025, ce chiffre devrait tripler, avec plus de 181 zettaoctets – soit 181 milliards de téraoctets. Des études ont montré que 2 % à 4 % des émissions globales de gaz à effet de serre sont liés aux nouvelles technologies. Selon de nombreuses prévisions d’analystes, le bilan carbone mondial des technologies numériques sera multiplié par deux d’ici 2025. A cela, il faut ajouter la quantité croissante de déchets électroniques, due au remplacement des systèmes hérités – autre argument essentiel en faveur de technologies vertes et tournées vers l’avenir. Il est important de noter que la technologie peut nous aider à vivre de manière plus durable. 

En effet, l’informatique nous permet de travailler, de rester en contact, de nous divertir – tout cela en nous déplaçant moins et en consommant moins de matériaux. Mais pour parvenir à ce résultat, les leaders doivent examiner l’ensemble de leur pile technologique afin de s’assurer qu’ils ont recours aux solutions les plus écologiques possibles. En inscrivant cet objectif dans les stratégies informatiques, il se crée alors une opportunité formidable visant à réduire la consommation énergétique, à façonner un avenir plus vert, et à établir des précédents décisifs pour les décennies à venir. 

Il n’y a pas si longtemps, la question des efforts en faveur du développement durable n’était pas abordée dans le cadre des stratégies informatiques. Mais cela a changé et aujourd’hui, rares sont les entreprises qui n’inscrivent pas leur bilan environnemental et la réduction de leur consommation d’énergie dans la liste de leurs priorités. Toutes souhaitent adopter des solutions et des processus plus écologiques au quotidien, et intègrent ces facteurs dans leurs appels d’offres. 

Du point de vue de la réglementation, depuis que les gouvernements ont introduit de nouvelles lois et de nouvelles règles, chaque entreprise cherche à réduire ses émissions et à améliorer la durabilité de son fonctionnement. À l’époque où ces exigences ont commencé à apparaître, certaines ont même fait du développement durable un argument clé de vente. 

Auprès du public, l’écologie est devenue un avantage concurrentiel. Désormais, elle constitue une responsabilité partagée par tous : individus, autorités publiques et entreprises privées ont un rôle à jouer pour contribuer à réduire les émissions de carbone. 
 
On sait que l’agilité et l’efficacité sont deux piliers de la réussite économique. Des piliers qui entrent en conflit avec les efforts de tous en faveur du développement durable. Dans la mesure où les individus génèrent toujours plus de données, il devient essentiel de trouver des solutions technologiques durables pour réduire l’utilisation de l’énergie. 
Le stockage flash en est un parfait exemple. Les baies de stockage flash nécessitent moins de puissance, moins d’espace et moins de refroidissement qu’une solution de stockage sur disque équivalente. Il est nécessaire de développer des infrastructures agiles, adaptables, faciles à déployer sans bouleverser complètement l’existant, capables d’augmenter les capacités à la demande lorsque les clients en ont besoin, tout en réduisant la consommation énergétique et les émissions. 
  
Durable de la conception à la mise en œuvre 
 
Dans tout le secteur des technologies, les cycles de vie des solutions, leur conception et leurs modèles de mise à disposition sont passés au crible. Rien d’étonnant à cela, étant donné le nombre croissant d’appels d’offres qui mettent l’accent sur l’aspect vert des technologies et des entreprises. 

En termes de conception, une approche plus modulaire s’est imposée ces dernières années. Il est ainsi possible de remplacer des composants spécifiques plutôt que des systèmes complets. La durabilité s’inscrit ainsi dans l’ADN du matériel et des logiciels. Les difficultés logistiques observées dans l’ensemble du secteur ont participé à attirer l’attention sur ce point. En effet, l’agilité dans la résolution des problèmes est la première préoccupation des clients, qui ont besoin d’être sûrs que leurs solutions sont pérennes.  

Autre avantage : le matériel est remplacé moins souvent. La quantité de déchets électroniques qui est envoyée à la déchetterie est donc moindre. L’évolutivité est également devenue un critère : les clients cherchent à tirer le meilleur parti de leurs investissements, sans être contraints d’acheter des technologies qu’ils n’utiliseront pas pendant plusieurs années. Avec un modèle « as-a-service», les entreprises ne paient que les ressources dont elles ont besoin, sans devoir les gérer en backend. De surcroît, elles rentabilisent au mieux leurs investissements et réduisent considérablement leurs déchets. 

Dans cette approche, les solutions technologiques peuvent être gérées de manière centralisée par un fournisseur de matériel ou de services, qui est encouragé à travailler aussi efficacement que possible et qui dispose des moyens pour ce faire. Les entreprises n’étant plus forcées d’exploiter des systèmes surdimensionnés et sous-utilisés, la consommation énergétique chute, et avec elle la quantité de déchets. Efficace, et durable. 

Tout porte donc à croire que les services informatiques et les fournisseurs de technologies sont les mieux placés pour nous guider vers un avenir durable. Ce n’est pas si simple. Mais il y a, c’est certain, un potentiel à exploiter. Le Forum économique mondial (FEM) a d’ores et déjà suggéré que, d’ici 2050, les technologies numériques pourraient réduire de 20 % les émissions à l’échelle mondiale dans les trois secteurs les plus polluants : l’énergie, les matériaux et la mobilité. 

Mais le FEM convient également que ce résultat ne peut être obtenu qu’en utilisant les bonnes technologies. Celles qui sont fondamentalement efficaces. Celles qui évitent le gaspillage et favorisent les objectifs de développement durable. Il en va de la responsabilité de toutes les organisations de mettre en place des processus plus écologiques. Les entreprises technologiques doivent s’atteler à intégrer des méthodes et des pratiques plus vertes au cœur de leurs modes de travail, de manière à les rendre automatiques. 

Ces technologies pourraient bien devenir une force, un moyen pour chaque entreprise de développer des activités plus respectueuses de l’environnement. Surtout : elles doivent retenir l’attention des leaders innovants, qui disposent de la vision d’avenir et de la volonté nécessaires pour les mettre en application. 
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