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Tribune | « L’économie circulaire : et si elle supplantait bientôt le modèle actuel ? »

Par Julien Bruitte, cofondateur d' Origami Marketplace. Publié le 24 juillet 2023.
Tribune | « L’économie circulaire : et si elle supplantait bientôt le modèle actuel ? »
Julien Bruitte, cofondateur d'Origami Marketplace. Crédit : Origami
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« L’économie circulaire peut supplanter notre modèle actuel mais elle va demander une mutation profonde de nos modes de production et plus largement des mentalités ». Tribune signée par Julien Bruitte, cofondateur d’ Origami Marketplace.

Si l’économie circulaire fait aujourd’hui parler d’elle au travers de la seconde main[1], il ne s’agit là que d’une vue parcellaire. De nombreux secteurs d’activité s’en emparent (mode, alimentation, sport, construction…) et il y a fort à parier qu’elle finisse par prédominer dans les années à venir. N’oublions pas que l’enjeu derrière demeure la préservation de nos ressources comme le bien-être des individus ! Mais quel visage aura-t-elle dans le futur ?
 
L’occasion ne sera plus une alternative
 
L’économie circulaire permettra d’abattre progressivement tous les silos qui subsistent entre l’économie manufacturière et la distribution car l’objectif ne sera plus de se concentrer sur la vente/achat d’un produit, mais sur l’usage que le consommateur souhaite en avoir. Ainsi, “l’occasion” bénéficiera du même traitement marketing que le neuf, à l’instar de l’industrie automobile qui valorise déjà les véhicules d’occasion allant jusqu’à proposer des offres de financement pour répondre à une clientèle ayant des contraintes budgétaires ou tout simplement des attentes particulières. Si le retail suit la même approche, les consommateurs ne seront plus incités à privilégier le neuf et seront d’autant plus satisfaits qu’ils seront convaincus d’avoir acheter utile sans avoir dépensé trop. Les plateformes digitales seront des contributrices actives en proposant selon la fréquence d’utilisation d’un produit désiré, des articles en location, de seconde main ou écoresponsables. À titre d’exemple, on recherche une tenue vestimentaire : on se rend sur le site de la marque souhaitée, on précise le contexte dans lequel on l’utilisera (occasion ou usage quotidien…), la couleur et le style appréciés, puis la plateforme soumettra les articles les plus pertinents ! La customisation à l’aide d’objets interchangeables pour pallier l’effet de mode sera également une option potentielle. En définitive, c’est notre rapport à la consommation qui va être complètement repensé pour lutter contre le gaspillage des ressources. Le remède contre la consommation massive résiderait-il dans la vente ultra-personnalisée ?
 
C’est toute la chaîne de valeur qui sera concernée
 
La question des matières premières reste centrale dans l’avènement de l’économie circulaire. Il faut définitivement bannir de notre conscience collective cette formule héritée du XXe “j’utilise et je jette” encore largement répandue aujourd’hui, y compris dans le secteur industriel, afin de la remplacer par cette nouvelle devise : j’utilise et je/tu/nous/vous/ils réutilisent ! Ainsi, des ponts seront créés à grande échelle entre les entreprises pour que les rebus de la matière première utilisée par l’une soit utilisée à d’autres fins par une autre. Et quid de la supply chain ? Les solutions contre la pollution logistique, qu’elles soient numériques grâce à la data intelligence et des systèmes de planification prédictifs, ou liés aux transports eux-mêmes, viendront contribuer à la réduction de l’impact carbone. Pour optimiser les livraisons à domicile, le déploiement de casiers connectés ou lockers, permettra de mutualiser un maximum les opérations tout en offrant la possibilité de récupérer son colis n’importe quand. Enfin les emballages inutiles utilisés par exemple à des fins d’embellissement seront tout simplement supprimés. Comme on travaillera sur la pureté de tous les axes, un cercle vertueux va s’installer progressivement et toute l’économie se reconstruira autour de ce nouveau schéma.
 
La réutilisation avant le recyclage
 
Aujourd’hui, le recyclage reste fortement mis en avant et présenté comme LA réponse au défi de la gestion des déchets. Or il a un impact environnemental certain : on estime que 20 à 70 % du plastique entrant dans les installations de recyclage est jeté.[1] N’étant pas une fin en soi, il arrive en bout de chaîne et représente le dernier recours dans l’économie circulaire. Il faut donc l’éviter au maximum en favorisant notamment la réparabilité d’un produit, mais surtout en travaillant sur sa durabilité à tous les niveaux. Exit par conséquent l’obsolescence programmée ! Nous aurons alors bel et bien rompu avec le schéma linéaire traditionnel “produire, vendre, consommer, jeter” et opté pour un modèle circulaire dans lequel le produit aura été pensé pour avoir plusieurs vies : “concevoir à partir de rebuts ou de matériaux recyclés, produire, vendre, consommer, réparer, réutiliser, recycler”.
 
L’économie circulaire peut supplanter notre modèle actuel mais elle va demander une mutation profonde de nos modes de production et plus largement des mentalités. Il va falloir éviter de tomber dans certains écueils comme ceux que nous connaissons actuellement (fast fashion) et remettre en perspective notre rapport à la consommation avec tout un arsenal législatif incitatif. En outre, pour parvenir au résultat escompté, un effort collectif devra être mené impliquant tous les acteurs de la société : les Etats, les organisations toutes confondues et les citoyens.
 
[1] Recycling and Sorting: From Futility to Efficiency | Cleantech Group
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