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Emissions de gaz à effet de serre : une étude pointe du doigt les producteurs de viande et de produits laitiers

Par E.G. Publié le 18 juillet 2018.
Emissions de gaz à effet de serre : une étude pointe du doigt les producteurs de viande et de produits laitiers
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Ce mercredi 18 juillet, l’ONG Grain et l’Institute for Agricultural and Trade Policy (IATP) ont publié un rapport intitulé « Emissions impossibles », qui s’intéresse aux émissions de gaz à effet de serre (GES) des secteurs de la viande et des produits laitiers. D’après ce rapport, les grandes entreprises de ces secteurs manquent cruellement de transparence quant à leurs activités. Le secteur pourrait même représenter 80 % des émissions mondiales annuelles autorisées dans le cadre de l’Accord de Paris en 2050.

« Ensemble, les cinq plus grandes entreprises de production de viande et de produits laitiers dans le monde sont maintenant responsables de plus d’émissions annuelles de gaz à effet de serre qu’ExxonMobil, Shell ou BP », annonce d’emblée l’étude publiée ce mercredi 18 juillet par l’ONG Grain et l’IATP. Mais contrairement aux entreprises du secteur de l’énergie, l’industrie de la viande et des produits laitiers n’avait encore jamais eu droit à une analyse de leur contribution au changement climatique. Ainsi, les deux organismes ont examiné les actions déployées par les 35 plus grandes entreprises mondiales de production de bœuf, de porc, de volaille et de produits laitiers : « Nous avons constaté que les données publiquement accessibles sur les émissions étaient incomplètes, qu’il n’était pas possible d’établir des comparaisons entre les entreprises ou les années et que, dans la majorité des cas, ces données n’existent tout simplement pas », soulignent Grain et l’IATP.

Seule Danone affiche des objectifs de « zéro émissions nettes »

Sur 35 entreprises étudiées, seules quatre « fournissent des estimations d’émissions complètes et crédibles ». A savoir, NH Foods (Japon), Nestlé (Suisse), FrieslandCampina (Pays-Bas) et Danone (France). Sachant que « la plupart des entreprises qui déclarent des émissions les ont considérablement sous-déclarées et n’ont pas pris en compte la plupart des émissions de leur chaîne d’approvisionnement dans leurs calculs », est-il souligné. A noter que la seule des 35 entreprises à s’être engagée sur objectif de « zéro émissions nettes » d’ici 2050, est Danone.

Réduction des émissions incompatible avec la hausse de la production

Par ailleurs, sur 14 entreprises qui ont annoncé des objectifs de réduction des émissions, seulement six affichent des objectifs de réduction des émissions de la chaîne d’approvisionnement, qui peuvent pourtant « représenter jusqu’à 90 % du total des émissions ». Et ces six entreprises encouragent, parallèlement aux objectifs de réduction d’émissions, la croissance de la production et des exportations. Ce qui entraînerait « ainsi une augmentation de leurs émissions globales indépendamment de leurs intentions de réduire les émissions par kilo de lait ou de viande produite ».

Le secteur pourrait représenter 80 % des émissions mondiales annuelles autorisées dans le cadre de l’Accord de Paris

L’étude alerte donc quant à l’atteinte des objectifs de l’Accord de Paris, qui implique une réduction de 38 milliards de tonnes d’émissions de GES au niveau mondial : « Si tous les autres secteurs s’engagent sur cette voie tandis que la croissance de l’industrie de la viande et des produits laitiers continue comme prévu, le secteur de l’élevage pourrait absorber jusqu’à 80 % du budget de GES autorisé en seulement 32 ans ».
Photo : Vincent Anciaux / Wikimedia Commons
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