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Qualité de l’air : la Région d’Île-de-France expérimente un dispositif inédit

Qualité de l’air : la Région d’Île-de-France expérimente un dispositif inédit
La Région IDF expérimente un nouveau dispositif pour mesurer la qualité de l'air. Crédits : Adobe Stock
Par Abdessamad Attigui, le 16 février 2021.
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La région Île-de-France et Airparif ont annoncé, jeudi 11 février, le lancement d’une expérimentation de mesure de la qualité de l’air combinant une enquête de perception et des micro-capteurs sur tout le territoire francilien.

« Une expérimentation inédite » pour mesurer la qualité de l’air francilien a été présenté, le 11 février, par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France, Philippe Wahl, président-directeur général du groupe La Poste et Karine Léger, directrice générale d’Airparif. Le dispositif « Mesures et perception », est une expérimentation innovante de collecte du ressenti des Franciliens.

Son objectif ? Améliorer les connaissances sur les niveaux de pollution au cœur du trafic routier, en utilisant un nouveau réseau de mesures. L’expérimentation permettra de mieux connaître la qualité de l’air dans la région, et de mieux identifier les leviers d’engagement des Franciliens pour limiter la pollution de l’air.

Trois volets d’action présentés dans le dispositif

Le dispositif se décompose en trois volets. D’abord, pour mesurer la qualité de l’air en mobilité, Geoptis a déployé 600 micro-capteurs AtmoTrack sur tout le territoire francilien. 500 sont installés sur les flottes de véhicules du groupe La Poste incluant les véhicules des facteurs, les vélos et les coursiers Stuart. Quant aux 100 micro-capteurs restants, ils sont fixés sur des bâtiments de La Poste, notamment les plateformes de distribution et les bureaux de poste.

Ces capteurs ont été déployés progressivement depuis le 25 juin 2020 pour une durée d’un an. Ils mesurent cinq polluants : les particules fines PM10, PM2,5, PM1, dioxyde d’azote et ammoniac. « Les données produites toutes les 10 secondes par ces capteurs seront traitées et analysées afin de tester leur pertinence et la valeur ajoutée de leur intégration aux cartographies d’Airparif », indique l’organisme dans un communiqué.

En parallèle, dans un deuxième volet le dispositif ménera une enquête de perception "qui vise à recueillir le ressenti des Franciliens sur l’air qu’ils respirent". Ainsi, plus de 1000 volontaires seront interrogés par les facteurs de La Poste et l’enquête est également disponible sur la plateforme Votreperception-air.fr. « Le croisement de ces résultats […] constitue une approche innovante et complètement nouvelle par rapport aux diverses expérimentations qui existent d’ores et déjà sur l’utilisation de flotte de micro-capteurs, en France comme à l’étranger », commente l’organisme. 

Enfin, le troisième volet sera mis en place à partir de mars prochain avec le déploiement de l’application "Signal’Air". Elle permettra aux habitants de signaler des "anomalies", comme des nuisances qui affectent l’air qu’ils respirent (odeurs, visuels – comme un panache de fumée – mais aussi bruits et pollens). « L’ensemble des signalements sera regroupé sur une carte interactive, ce qui permettra aux utilisateurs de l’application de connaître en temps réel les perceptions des Franciliens sur la qualité de l’air autour d’eux ».
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