Offre Silver (à partir de 20 € / mois)
Newsletters gratuites
Accès abonnés Nos offres magazines Nos offres magazines
Menu
Pollutec 2021
EAU
RECYCLAGE
ÉNERGIE
TERRITOIRES
CLEANTECH
POLITIQUES
POLLUTIONS
BIODIVERSITÉ
MOBILITÉ

Le biogaz par méthanisation produirait un faible taux d'émissions de méthane

Le biogaz par méthanisation produirait un faible taux d'émissions de méthane
L'Atmo a étudié les incidences du biogaz par méthanisation sur l'air. Crédits : Pixabay
Par Abdessamad Attigui, le 25 février 2021.
Newsletters gratuites
-------------------- PUBLICITÉ --------------------
Une récente étude réalisée par l’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, démontre que la production de biogaz par méthanisation représenterait environ 0,3 % des émissions totales de méthane en Auvergne-Rhône-Alpes. Un résultat plutôt rassurant pour cette filière en développement.

Le biogaz est de plus en plus promu pour ses faibles émissions de polluants, mais quel est réellement son impact sur l’air ? Pour y répondre, l’Atmo Auvergne-Rhône-Alpes a décidé de mener une analyse en partenariat avec le Conseil Régional Auvergne-Rhône-Alpes, sur la production de biogaz par méthanisation. L’objectif de cette enquête est d’évaluer les impacts environnementaux du processus de méthanisation. « Le méthane étant un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique et un des polluants précurseurs de l’ozone », peut-on lire dans l’étude.

Pour rappel, le biogaz possède des caractéristiques similaires au gaz naturel. Baptisé « gaz de marais » il sert à la production de chaleur, de l’électricité ou des biocarburants. Ce gaz vert a fait son entrée parmi les énergies renouvelables en intégrant la catégorie des bioénergies regroupant l’ensemble des énergies produites à partir des matières organiques. Actuellement, la majorité de sa production est destinée à la chaleur et le reste est partagé entre la production de l’électricité et de carburant (Bio GNV).

Le biogaz par méthanisation

Le biogaz est notamment obtenu grâce à la fermentation des matières organiques. Ce processus naturel est appelé « méthanisation » et s’effectue lorsque différentes matières organiques (déchets agricoles, ménagers, industriels ou des boues urbaines) sont privées d’oxygène et se dégradent à l’aide des bactéries.

L’ensemble de la filière biogaz se caractérise par ses faibles émissions carbones. L’Agence de la transition écologique estime que son facteur d’émissions est d’environ 44,1 g CO2 équivalent / kWh PCI (pouvoir calorifique inférieur).

Des résultats « rassurants »

L’étude de l’Atmo s’est déroulée en deux temps. D’abord les chercheurs ont mis à jour les données autour des émissions de méthane « sur la base de documents de références et d’études menées par divers organismes ». Cela a permis d’identifier les principaux paramètres de quantification de ces émissions : taux de fuite, facteur d’émission, quantité de biogaz produite, et quantité de déchets méthanisés.

Ensuite, les émissions de méthane ont été estimées à partir des données de l’année 2018. Les émissions issues des méthaniseurs « représenteraient environ 0,3 % des émissions totales de méthane en Auvergne-Rhône-Alpes, tous secteurs d’activités confondus », indique l’analyse. Ce faible taux permet de relativiser l’impact de ces émissions de méthane sur la qualité de l’air. Cependant, le rapport indique que d’autres polluants de l’air doivent être étudiés tels que l’ammoniac (NH3) et le protoxyde d’azote (N2O), pour avoir une vue d’ensemble des incidences sur l’air. 

De faibles taux même en 2035

L’étude s’est même projetée dans un avenir proche pour quantifier les taux des émissions de méthane liées à la filière méthanisation. En tenant compte d’une potentielle augmentation du nombre d’installations de méthanisation en Auvergne-Rhône-Alpes évaluée à 180 en 2023 et 690 en 2035, et sans prendre en considération l’amélioration de leur construction, les émissions de méthane si situeraient à 1 % en 2023 et 3 % en 2035 des émissions totales de méthane, tous secteurs d’activités confondus. 

Par ailleurs, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes continue son travail de production des données sur cette filière « en prenant en compte ces émissions de méthane liées aux activités de méthanisation dans l’inventaire régional spatialisé des polluants atmosphériques ».
Toute l'information de cette rubrique est dans :
Environnement Magazine
Le magazine pour les acteurs et décideurs du développement durable et des métiers de l’environnement.
Découvrir
Acheter un numéro
Contenu de marque
  Dis ENGIE, ça se recycle les éoliennes ?
Contenu de marque
  Allison Transmission expose sur le salon Pollutec
Dernier numéro
Actu réglementaire
À lire également
Le « coût social » des nuisances sonores s'élève à plus de 155 milliards d’euros
Le « coût social » des nuisances sonores s'élève à plus de 155 milliards d’euros
L’Agence de la transition écologique (Ademe) et le Conseil national du bruit (CNB) ont évalué dans un nouveau rapport les conséquences de l’exposition au bruit. Les nuisances sonores auraient un « coût social » estimé à plus de 155 milliards d’euros par an en France.
Valgo lève 35 millions d’euros auprès de Tikehau Capital
Valgo lève 35 millions d’euros auprès de Tikehau Capital
Le spécialiste de la remédiation et la revitalisation de friches et sites industriels, Valgo, ouvre son capital à Tikehau Capital, gestionnaire d'actifs alternatifs.
Ré-homologation du glyphosate : des études scientifiques manquent à l'appel, dénonce Générations Futures
Ré-homologation du glyphosate : des études scientifiques manquent à l'appel, dénonce Générations Futures
L’Union européenne doit statuer en décembre 2022 sur la demande de ré-homologation du glyphosate déposée en 2020. Pendant ce processus d'examen l'EFSA et l'ECHA lanceront à compter de ce 24 septembre des consultations publiques sur ce dossier. Toutefois, Générations Futures dénonce ce système qui permet « à l’industrie de retirer une majorité d’études scientifiques indépendante du dossier qui sera évalué ».
[Décryptage] Qualité de l’air : loin du trafic, les écoles obtiennent la moyenne
[Décryptage] Qualité de l’air : loin du trafic, les écoles obtiennent la moyenne
Marqueur du trafic routier, le dioxyde d’azote imprègne de moins en moins l’air ambiant francilien. Dans la plupart des cours d’école de Paris, les concentrations avoisinent celles mesurées à distance de la circulation. Mais sur le trottoir, l’exposition reste élevée le long des axes densément fréquentés.
Plateforme mobile de bioremédiation et enrichissement des sols
Plateforme mobile de bioremédiation et enrichissement des sols
DND Biotech est spécialisée dans les technologies biosourcées pour la remédiation des sols pollués et le rétablissement de la fertilité des sols agricoles. RoboNova 2.0 représente l’évolution du projet RoboNova, qu’elle mène depuis plusieurs années.
[Avis d'expert] Qualité d’air intérieur : concilier efficacité énergétique et santé des occupants
[Avis d'expert] Qualité d’air intérieur : concilier efficacité énergétique et santé des occupants
Cette rentrée, le ministère de l’Éducation nationale impose un protocole sanitaire dans les établissements scolaires avec notamment l’aération et la ventilation des locaux. Clément Metzger, directeur Energie à Advizeo by Setec, nous livre son expertise sur la mesure de la qualité de l'air intérieur à l’aide de capteurs.
Le trou dans la couche d'ozone de l'hémisphère sud s'agrandit
Le trou dans la couche d'ozone de l'hémisphère sud s'agrandit
Le Service Copernicus pour la surveillance de l'atmosphère (CAMS) révèle que le trou d'ozone de 2021 s'est considérablement agrandi au cours de la dernière semaine et devient plus grand que 75 % des trous d'ozone formés à ce stade de la saison depuis 1979.
Tous les articles POLLUTIONS
Environnement Magazine est un site du Groupe Cayola.