En test depuis six mois sur des vinasses de betterave, sous-produit de la fabrication de biocarburants, le procédé Pyrobio de pyrogazéification mis au point par Finaxo Environnement affirme son grand intérêt. D'une part, les résultats se sont avérés excellents, supérieurs en rendement énergétique de 5 % aux espérances puisque, selon l'entreprise, 90 % de la matière organique est convertie en gaz. Le partenaire du projet pilote, Tereos, devrait donc envisager prochainement d'investir dans sa distillerie d'Origny-Sainte-Benoîte (Aisne) dans une unité de 5 t/h, qui lui permettrait une économie d'énergie de 20 %. D'autre part, la société a enregistré une première commande pour ce procédé de la part d'un grand groupe de la distribution. Celui-ci souhaite valider en grandeur réelle (100 t/ an) la gazéification de déchets solides tels que les cartons, le bois et les papiers issus d'un centre commercial. L'objectif est de convertir l'énergie récupérée en électricité pour alimenter la climatisation et les groupes frigorigènes. Bien que n'ayant pas encore de retour avancé sur des déchets solides, Pascal Colignon, président de Finaxo Environnement, se dit confiant dans cette vente, jugeant son procédé à base de billes surchauffées, suffisamment souple. Finaxo espère par ailleurs signer dans les semaines qui viennent une autre commande de grande ampleur pour un autre type de vinasses. Le tout en parallèle de la poursuite des travaux de recherche, en particulier pour augmenter la part d'hydrogène dans le gaz de synthèse afin de pouvoir s'ouvrir à d'autres modes de valorisation, en pile à combustible ou moteur à hydrogène.