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La gestion des risques en première ligne

LA RÉDACTION, LE 1er MARS 2008
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Contrairement aux im-pacts environnementaux classiques (énergie, déchets, transport...), la gestion du risque semble bien intégrée sur les chantiers. « On a franchi une étape. Les maîtres d'ouvrage ne rechignent plus devant les mesures de sécurité », confie Fabien Comby, directeur d'Ikos Sol Meix. « Les Drire sont aussi plus attentives à ces questions », souligne Hubert Bonin, d'Hub Environnement. Le recours à des tentes ou à des capteurs de contrôle se banalise. « Nous devons être moteurs. Il y va de la crédibilité de notre métier », insiste Remi Muth, chez GRS Valtech. Mais la gestion du risque devient-elle pour autant un élément discriminant ? « On propose aux maîtres d'ouvrage de faire entrer le critère hygiène-sécurité pour 30 % dans l'évaluation des offres », explique Nathalie Wawrinow, directrice d'Eko Consulting. L'exigence croissante des certifications Mase, Gese, UIC, OHSAS montrent cette évolution. « Les clients demandent des preuves », confirme Dominic Bélanger, de Biogénie. Et le label Qualipol va dans le même sens en offrant une garantie « métier » complémentaire. La réceptivité des maîtres d'ouvrage est cependant diverse. Et ce n'est pas la taille du chantier qui fait la différence, mais plutôt la culture d'entreprise. Chez GRS Valtech, une cellule spéciale se consacre à cette seule politique santé et sécurité. Chaque chantier a son plan d'assurance environnement avec des moyens de surveillance du personnel et du voisinage. « Le risque d'exposition n'est pas proportionnel à la taille du chantier. Exposer un salarié à travers une multitude de petits chantiers peut être plus grave que sur un seul gros chantier », explique Remi Muth.Mais gérer la sécurité ne suffit pas, affirme Henry Molleron, de Colas Environnement, qui milite pour la réalisation de bilan global santé/sécurité en amont des choix techniquesOrienter son choix« On a tendance à sous-évaluer l'impact sanitaire du chantier. Résultat, il n'est pas toujours sûr que dépolluer un site faiblement pollué soit un gain pour la santé et la sécurité. » C'est pourquoi Pascal Roudier, d'Hyphen Consultant, estime qu'une entreprise à l'offre technique limitée ne sera pas en mesure d'arbitrer sur le critère. En revanche, celles capables d'offrir un éventail de solutions le mettent en avant. « On ne peut pas faire l'impasse sur les risques. On favorise la solution à moindre impact, parfois même à coût supérieur », revendique Laurent Clémentelle, responsable travaux chez Arcadis. D'autant plus que certains estiment qu'une bonne gestion des risques offre non seulement un bénéfice en termes d'environnement, mais aussi économique car les exigences de sécurité poussent à optimiser les processus. Reste que, dans certains cas, la réduction des impacts environnementaux et celle des risques sanitaires s'opposent. « Certaines opérations de tri augmentent les rejets polluants dans l'air », illustre Jérôme Costil, directeur de Burgeap.Élargir ses compétencesMais c'est surtout en dépollution in situ que des questions se posent. C'est particulièrement vrai pour l'oxydation in situ ou la réduction par nanoparticules de fer. Jugées très prometteuses par leur efficacité et leur sobriété énergétique, ces techniques demandent une grande maîtrise du fait des manipulations de produits et du devenir des réactifs. « Quels sont leurs effets ? Ne serait-il pas plus judicieux, en termes de risque, de laisser en place des métaux qui n'ont pas tendance à migrer plutôt que de tenter un traitement trop audacieux », commente Pascal Roudier. Chez GRS Valtech, on souligne aussi la nécessité de maîtriser les impacts mécaniques (tassement des sols) ou chimiques (sous-produits). Pour ne pas jouer les apprentis sorciers, les professionnels de la dépollution doivent disposer des compétences les plus pointues. C'est pourquoi Solvay, fournisseur d'une large gamme de réactifs, souhaite accompagner les opérateurs dans leur formation, la connaissance des procédures d'injection, le choix et le dosage des réactifs ou les méthodes de suivi. « Un produit chimique, c'est comme un antibiotique, il a son spectre d'efficacité, explique Jean-Marie Blondel, responsable de cette activité. Il faut savoir renoncer à cette approche quand la nature des sols impose trop de réactifs. » « Ou quand l'environnement est trop sensible », conclut Jérôme Costil


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