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Adivalor avance masqué

LA RÉDACTION, LE 1er DÉCEMBRE 2008
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Pendant que certaines filières piétinent (Dasri, meubles), d'autres, reposant sur le volontariat, avancent dans l'ombre. C'est le cas des déchets de l'agrofourniture. Les films agricoles usagés devraient bientôt faire l'objet d'une REP (responsabilité élargie du producteur, où la marque cotise à un éco-organisme qui finance la collecte et le recyclage). Mais c'est surtout sur les équipements de protection individuels (EPI) utilisés en agriculture qu'il y a du nouveau. Cet été, un consultant indépendant, Roger Ferret, a remis à Adivalor, l'éco-organisme des phytosanitaires et emballages de phytosanitaires usagés, une étude de faisabilité sur la création d'une filière de collecte et de valorisation. « Certaines marques se sont rendu compte que la fin de vie de ces produits dans d'autres secteurs, notamment les EPI amiantés et les EPI médicaux, était organisée. Appuyées par la Mutualité sociale agricole et par les distributeurs, notamment Invivo, elles souhaitent voir ce qu'il est possible de faire », explique Roger Ferret. Évidemment, le gisement des masques, gants, lunettes et autres combinaisons utilisés en agriculture - surtout en horticulture - n'est pas énorme : 558 tonnes théoriques, selon Roger Ferret, plus vraisemblablement 200 tonnes étant donné le faible taux d'équipement des agriculteurs. Néanmoins, c'est là un déchet dangereux, dont l'usager se débarrasse dans les ordures ménagères, ce qui n'est pas satisfaisant. L'étude propose de coupler cette collecte à celle des EVPP (emballages vides) et des PPNU (produits non utilisés), puisque les circuits de commercialisation, tout comme les filières de valorisation, sont peu ou prou les mêmes. Ce serait « la solution la plus simple et la plus économique ». Adivalor élargirait donc son périmètre. À une seule condition : « Que tous les metteurs en marché jouent le jeu et paient une REP, ce qui n'est pas gagné étant donné que de plus en plus de produits sont importés de Chine », avertit Roger Ferret, qui propose d'ores et déjà deux barèmes de cotisation : l'un basé sur la part de marché de chaque marque, l'autre sur un prix au kilo. À 1 000 euros la tonne incinérée en four pour déchets dangereux, cela ferait une filière à 200 000 euros, hors coûts de collecte. Chez Adivalor, qui avait commandité l'étude, la prochaine étape est « de constituer un tour de table avec les marques d'équipements de protection, en gardant bien en tête que les trois principales, qui ont soutenu l'étude (Ansell, DuPont, 3M), ne représentent qu'un tiers du marché ».


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