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Le poisson se recycle bien

LA RÉDACTION, LE 1er AVRIL 2009
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La première révolution a été de ne plus mettre tous les produits de découpe de poissons dans le circuit des déchets », se souvient Patrick Allaume, directeur général de l'Institut technique de développement des produits de la mer (IDmer). L'expérience lorientaise de valorisation des coproduits de poisson en produits de nutrition et de santé, ou nutraceutiques, a de l'avenir. 2008, année test, a prouvé la viabilité économique de la démarche. Patrick Allaume entend poursuivre l'expérience en 2009 et « l'étendre à deux ou trois autres espèces de poissons, tester et proposer les nouveaux produits sur le marché ». Le gisement français valorisable est estimé à 140 000 tonnes par an, dont 70 000 tonnes pour la Bretagne et 5 000 pour le seul port de Lorient, où 400 tonnes ont été valorisées en 2008. « Sur l'année, 200 000 euros nets sont rentrés sur la zone portuaire », assure Patrick Allaume. Depuis la fin de 2007, les mareyeurs du port de Lorient ont quelque peu modifié leurs habitudes. Ils trient, selon les espèces, les produits de découpe - têtes, arêtes, peau - auparavant jetés. « Ces coproduits sont conservés dans la glace, entre 0 et 3 °C, pour être considérés comme des produits finis, selon la réglementation », explique le directeur. L'IDmer se charge ensuite de la collecte, chaque jour, en fin de matinée, une fois la préparation des poissons terminée. Les coproduits sont ensuite traités à l'Institut, au sein d'un pilote d'extraction, une extension de 800 m2 destinée à la valorisation. L'IDmer développe et teste ces produits depuis 2000. « Des poissons gras, on extrait des enzymes. Des sardines, on utilise les muscles et les flancs, bourrés de protéines, ainsi que les écailles, source de collagène », indique Patrick Allaume. Substances antistress ou utilisées dans les soins articulaires et la cosmétologie orale sont quelques-uns des produits issus du traitement des produits de découpe. L'Institut collabore avec les aquaculteurs, qui valorisent les protéines, mais aussi avec les producteurs de farines de poisson, pour que la réutilisation des coproduits soit la plus complète possible. En effet, « actuellement, sur 1 000 tonnes de matière humide, soit 200 tonnes de matière sèche utilisable, 20 tonnes vont sur le marché de la nutraceutique et les 180 tonnes restantes finissent en farines », explique le directeur. La collectivité Cap l'Orient participe à hauteur de 60 000 euros par an à la vie de l'IDmer. Mais aujourd'hui, pour que la filière se développe, Patrick Allaume cherche des sociétés distributrices, de nouveaux marchés, convaincu que « la démarche doit être collective si l'on veut optimiser la valorisation des coproduits de poisson. »


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