L'usine de recyclage de PET, inaugurée à Limay (78) par France Plastiques Recyclage (FPR), est d'un nouveau type : c'est la première à obtenir l'agrément de l'Afssa, qui permet une réutilisation alimentaire du PET recyclé (dit RPET, lire EM 1678, p. 30). D'une capacité de 40 000 tonnes par an, elle représente un investissement de 40 millions d'euros, apportés à part égale par Paprec et Sita France. Cette usine produira 30 000 tonnes par an de RPET de grade alimentaire, dont la moitié devrait être vendue directement aux minéraliers. « C'est un marché naissant : alors que les minéraliers envisageaient d'intégrer entre 20 et 25 % de RPET dans leurs bouteilles il y a dix-huit mois, ils veulent aujourd'hui en incorporer 50 % », explique Philippe Bourdeix, directeur de FPR. Sachant que 300 000 tonnes de PET sont utilisées chaque année, la demande pourrait donc représenter 150 000 tonnes - la capacité actuelle avoisinant 70 000 t/an. L'usine elle-même a été conçue pour minimiser son empreinte environnementale. Elle est toute proche de son gisement de matière première : l'Île-de-France produit entre 8 000 et 10 000 tonnes de bouteilles en PET par an, et des contacts sont en cours avec l'agglomération de Rouen. Par ailleurs, situé dans l'enceinte du port autonome de Paris, le site est accessible par voie d'eau et par voie ferrée. « Et par comparaison avec les autres usines de recyclage du PET, la consommation d'eau et d'électricité est réduite de moitié », souligne Jean-Luc Petithuguenin, P-DG de Paprec. La première ligne, installée sur le site de Paprec Plastiques à Neuve-Lyre (27), qui a permis de développer le procédé, sera déménagée en août pour fonctionner à Limay dès septembre. Deux autres lignes suivront en 2010 et 2011.