Au moins quatre candidats ont déposé leur dossier pour la labellisation de nouveaux pôles de compétitivité. Tous ont un point en commun : ils s'appuient sur des structures existantes. Centrées sur les écotechnologies, deux des candidatures concernent le secteur de l'eau. Ainsi, Montpellier et Nancy sont deux pôles historiques de recherche dans le domaine, mais sur des thèmes complémentaires. Verseau Développement, l'association qui porte le pôle montpelliérain, veut faire de la ville le centre d'un pôle « Grand Sud », élargi aux Régions Paca et Midi-Pyrénées, sur le cycle de l'eau et les impacts climatiques. Un cluster est déjà constitué, porté par Veolia, Suez environnement et un institut fédérant douze établissements de recherche. Le projet de l'Alsace et de la Lorraine est plus récent. L'association, destinée à porter le projet, a été créée le 10 septembre dernier, sur le thème de la maîtrise de la qualité des eaux continentales. Elle réunit notamment Veolia, Suez environnement, Nestlé Waters, Saur, l'Engees, l'Inra, mais aussi l'Afssa. Le troisième dossier porte sur l'utilisation de matières recyclées et l'écoconception. Soutenu par le pôle Team, porté par le Cd2E, une association d'éco-entreprises du Pas-de-Calais, il réunirait la plateforme éponyme, créé en 2005 pour favoriser l'utilisation des matières secondaires, et une autre structure sur l'analyse de cycle de vie des matières secondaires. Enfin, en Rhône-Alpes, Axelera s'associe notamment avec Tenerrdis et Minalogic pour constituer un pôle consacré aux écotechnologies. Les labellisations devraient intervenir à la fin de l'année.