Le Relais, pour qui connaît le bassin minier du Pas-de-Calais et les problèmes sociaux auxquels ce territoire est confronté depuis des années, est comme une main tendue à celui ou celle qui se trouve dans l'adversité. Il est encore le fruit d'une rencontre entre le Père Léon qui dirige alors la communauté Emmaüs de Bruay la Buissière et de Pierre Duponchel. Pierre, comme on le dit dans le Nord de la France, n'est pas un causeux mais c'est un faiseux. Et face à ces jeunes qui ne trouvent plus d'emploi dans la région, il développe sur le modèle d'une entreprise belge Terre, une activité de collecte et revente de vêtements d'occasion, le Relais. Les textiles récupérés sont alors vendus à la tonne à un fripier. Dès les années 90, le Relais forme les dirigeants d'une vingtaine de structures identiques à travers la France. Début des années 2000, des vêtements sont exportés vers l'Afrique qui seront triés et valorisés sur place. Puis le Relais développe et fait breveter un éco-matériau, l'isolant Métisse réalisé à partir de textile recyclé. Le Relais est aujourd'hui une SCOP (société coopérative de production) qui emploie quelques 1500 personnes, en France et en Afrique avec plus de 60 % d'emplois durables réservés aux exclus du monde du travail.MC