L'agglomération dijonnaise va profiter de la construction de son tramway pour déployer un vaste réseau de chaleur à la biomasse. Les deux chaufferies de la tranche Nord offriront une capacité de 19 MW, à laquelle s'ajouteront les 5 MW produits par l'incinération des déchets. La tranche Sud est, quant à elle, toujours à l'étude. Les premiers coups de pioche viennent tout juste d'être donnés pour une fin des travaux en 2012, voire 2013, date prévue pour l'inauguration du tramway. « Nous allons diviser par 3,5 les émissions de gaz à effet de serre des utilisateurs connectés », se réjouit Jean-Patrick Masson, vice-président du Grand Dijon. Le réseau se substituera aux chaufferies obsolètes du centre hospitalier et de l'université, qui brûlent des énergies fossiles. Plusieurs quartiers d'habitations seront eux aussi reliés, pour un investissement qui avoisinerait les 80 millions d'euros. L'agglomération n'utilisera que du bois en provenance de Bourgogne ou de Franche-Comté. Des contacts ont été pris avec des exploitants forestiers, qui créeraient une ou deux plateformes de regroupement pour rassembler assez de combustible. La Ville de Dijon en profiterait aussi pour valoriser le bois issu de l'entretien de ses espaces verts.