Avec 186 238 tonnes collectées l’an dernier, le principal programme de recyclage, baptisé Recovinyl, n’a pas atteint son objectif de 200 000 tonnes. Selon le rapport d’activités de Vinyl 2010, les transformateurs de plastiques ont concentré leur demande sur le PVC recyclé de haute qualité (niveau A). La fraction de basse qualité (niveau C), colorée, a eu du mal à trouver preneur en Europe, du fait de la crise économique et de la réglementation Reach, et a principalement été exportée vers l’Asie. A cela s’ajoute, dans les pays du Nord, le faible coût de l’incinération (moins de 50 euros la tonne), qui a rendu le tri moins attractif. De plus, les recycleurs seraient devenus plus réticents l’an dernier devant les audits imposés par le programme et les charges administratives, ce qui a rendu plus difficile leur recrutement. En France, où 10 890 tonnes ont été collectées, les recycleurs du réseau ont vu leur activité décliner de 30 %, deux ont fait faillite et deux autres ont abandonné le PVC. Les cinq nouvelles recrues n’ont pas comblé cette perte. Recovinyl reste toutefois ambitieux pour cette année, en avançant un objectif de recyclage de 240 000 tonnes. Et après ? Ashley Reed, le président de Vinyl 2010, affirme que les industriels « ont déjà commencé à réfléchir à la perspective Vinyl « 2020 » », sans donner davantage de détails.JC