L'usine Arc-en-ciel de Nantes retrouve son titre de vitrine technologique de Veolia Propreté. Un investissement de 18 millions d'euros, étalé sur deux ans, a permis au groupe d'intégrer les dernières technologies de tri sur les lignes de la collecte sélective des déchets des ménages et celle de tri des DIB des entreprises. Avec l'incinération et le compostage, le site traite 250 000 tonnes par an de déchets sur l'agglomération nantaise. La ligne de tri des DIB, encore en cours de réception, « affiche déjà un taux de valorisation de 50 %, alors que les réglages ne sont pas encore terminés », se réjouit José-Luis Lacasia, directeur de l'unité gestion des déchets solides et valorisation d'Arc-en-ciel. La capacité de cette ligne a été doublée avec 100 000 tonnes par an. « Un tel site est possible car il n'y a pas de centre d'enfouissement en Loire-Atlantique : la distance à parcourir rend le tri compétitif », note Alexander Mallinson, directeur de l'agence Pays de la Loire de Veolia Propreté. Cette ligne a d'ailleurs bénéficié d'une aide de l'Ademe d'un peu plus d'un million d'euros. La ligne de tri des collectes sélectives est maintenant automatisée à 80 %, et peut traiter 35 000 tonnes par an. « Le dispositif de collecte en porte-à-porte Tri'sac est saturé. Il fallait se préparer à accueillir les sacs jaunes de 45 000 Nantais supplémentaires au printemps 2011, et encore 90 000 habitants sur le reste de l'agglomération en 2013 », justifie Michèle Gressus, vice-présidente de Nantes Métropole en charge des déchets.