Moins d’un tiers des 60 métaux étudiés ont un taux de recyclage supérieur à 50 %. Pire, 34 ont un taux inférieur à 1 %. Telles sont les conclusions du rapport « Taux de recyclage des métaux : un état des lieux » du Pnue. Certes, près de 80 % des produits contenant du plomb seraient recyclés. Tout comme la moitié du fer et des autres composants principaux de l'acier, ainsi que la plupart des métaux précieux.
Mais le Pnue note de grandes disparités. Tandis que 70 à 90 % de l'or entrant dans les applications industrielles sont recyclés, seul 10 à 15 % l’est pour les produits électroniques. Au niveau mondial, il n'y aurait même pratiquement pas de recyclage des autres métaux spéciaux. Notamment l'indium, utilisé dans les semi-conducteurs, les diodes électroluminescentes (LED), le photovoltaïque… Même constat pour le tellure et le sélénium des cellules solaires, le néodyme et le dysprosium des aimants d’éoliennes, le lanthane des batteries, le gallium des LED… Le recyclage des métaux offrirait pourtant « une efficacité énergétique deux à dix fois supérieure à celle de la fusion des métaux à partir de minerais vierges », signale le Pnue. A elle seule, l’extraction des minerais représenterait 7 % de la consommation énergétique mondiale. Un autre rapport du Pnue, rendu public le même jour, porte sur le découplage entre croissance économique et consommation de ressources. Selon cette étude, l’extraction de minerais et minéraux a été multipliée par 27 au cours du XXe siècle. Trois fois plus de matériaux qu'il y a un siècle seraient aujourd'hui déplacés pour extraire la même quantité de minerai.TBConsultez les conclusions du Pnue